La cour criminelle de céans, présidée par Ebang Ondo Eyi, a également décerné un mandat d’arrêt aux deux accusés, le 1er août 2025 à Oyem. Il s’agit de deux ressortissants du village Bikondom (Bitam), Wilfried Nkizogho et Bruno Ebwang Eyang.

La cour criminelle a jugé par contumace, le 1er août 2025 à Oyem, Wilfried Nkizogho et Bruno Ebwang Eyang, qui ont été reconnus coupables de vol qualifié à l’aide d’un fusil et d’une machette sur un couple de pêcheurs, le 20 mai 2019 au village Bikondom (chef-lieu du district éponyme) par Bitam, chef-lieu du département du Ntem (nord du Gabon).

Crime prévu et condamné par des articles 460 et 465 du code pénal. En répression, les deux voleurs ont écopé de 20 ans de réclusion, dont 5 assortis du sursis, et 500 mille francs d’amende à chacun d’eux. La cour de céans, présidée par Ebang Ondo Eyi, a décerné un mandat d’arrêt à leur encontre.

Les faits. Le 20 mai 2019 à Bikondom, Bruno Ebwang Eyang, Wilfried Nkizogho et Paul Sima Sima (décédé en prison) sont partis pour une partie de chasse. Y étant, une pluie les a surpris en pleine forêt.

Ils décidèrent de s’abriter dans un campement qui, visiblement, était déjà occupé par d’autres personnes absentes sur les lieux au moment de leur arrivée. Curieusement, les trois chasseurs se mirent à fouiller tout les coins du campement, en espérant trouver de l’argent et d’autres effets précieux.

C’est à cet instant que les vrais occupants du campement, Abdoulaye Ousmane et sa compagne Marie Ntsame Engo, arrivèrent sur les lieux. Wilfried Nkizogho et Paul Sima Sima se sont servis de leurs tee-shirts pour dissimuler leurs visages, afin de déposséder le couple de leurs biens, et Bruno Ebwang Eyang, était chargé de faire le guet.

Les trois voleurs, armés d’un fusil de chasse de type calibre 12 et d’une machette, réussirent à arracher leurs « otages », deux paquets de poisson et deux téléphones portables, avant de s’évader dans la forêt. Du retour au village, les victimes ont déposé une plainte contre leurs agresseurs à la brigade de gendarmerie de Bikondom.

Les enquêteurs n’ont pas eu du mal à mettre la main sur les trois indélicats qui, depuis l’enquête préliminaire, ont toujours reconnu les faits. Dans ses réquisitions, le représentant du Ministère public, Ghislain Kandi, par ailleurs procureur de la République adjoint près le tribunal de première instance d’Oyem, a requis 15 ans de réclusion pour les deux malfrats. Il revient maintenant au Ministère public de retrouver et d’interpeller les deux indélicats.

La Rédaction

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