Oyem/Session criminelle : Le néo-bachelier meurtrier de son rival à Mitzic écope de 15 ans de prison

Il s’agit de Boucharel Ango Nguema, 22 ans, qui a envoyé de vie à trépas à l’aide d’un couteau, son rival présumé, Émile Prosper Nzoghe Nzibé, au cours d’une rixe, le 8 mars 2023 à Mitzic, chef-lieu du département de l’Okano, au nord du Gabon.

LA première session ordinaire de la Cour d’appel judiciaire d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), en son audience publique du mardi 16 avril 2024, a condamné le jeune bachelier – (il a eu son baccalauréat A1 étant en 2023 étant en détention à la maison d’arrêt du Peloton, à Oyem) – Boucharel Ango Nguema (22 ans), à 15 ans de réclusion criminelle à sortis de 2 de sursis, pour les faits de meurtre sur son rival présumé, Émile Prosper Nzoghe Nzibé, le 8 mars 2023 à Mitzic, au cours d’une bagarre.

Crime punit par l’article 223 du code pénal. L’accusé a également été invité par la Cour de céans, à verser la somme de 7 millions de francs CFA aux titres de dommages et intérêts à la famille du défunt.

Sur les faits. Il ressort que le 8 mars 2023 à Mitzic, chef-lieu du département de l’Okano (nord du Gabon), une rixe éclatait (au domicile de la victime) entre le défunt Émile Prosper Nzoghe Nzibé et l’accusé Boucharel Ango Nguema, à cause des soupçons d’une relation intime existante entre le premier cité, et la petite amie du nouveau bachelier, nommée A.N.A. Au cours de cette bagarre, l’accusé administrait, à l’aide d’une bouteille, un coup sur la tête de son rival présumé, qui avait pris le dessus sur lui.

Malgré ce coup, le défunt plus grand (en âge) et plus costaud, maintenait la prise sur son adversaire. Pour se retirer de l’étau, Boucharel se saisissait d’un couteau de table trouvé dans les assiettes, et assénait plusieurs coups à son « adversaire », notamment au niveau de la gorge, du cou, de l’abdomen et à la jambe.

Grièvement atteint et très affaibli, Émile Prosper Nzoghe Nzibé s’est écroulé sur le lieu de l’altercation, avant d’y succomber à ses blessures quelques minutes plus tard. Le lycéen meurtrier voyant qu’il avait commis l’irréparable, quitte précipitamment les lieux pour s’évader dans la nature.

Mais, il sera interpellé quelques heures plus tard par les éléments de la brigade-centre de gendarmerie de Mitzic. Il a reconnu les faits à lui reprocher depuis l’enquête préliminaire jusqu’au tribunal de première instance d’Oyem, où le procureur de la République a ouvert à son encontre, une procédure de crime flagrant.

Au cours de ses réquisitions, le ministère public par la voix du procureur général près la cour d’appel judiciaire d’Oyem, François Engongha, a requis 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’accusé. Une peine jugée très lourde par l’avocat de la défense, Me Sosthène Christophann Sarah-Ognyane, qui a demandé à la Cour de céans, non seulement de requalification de meurtre, en « coups mortels », mais également, d’accorder à son client, des circonstances atténuantes.

Un plaidoyer qui a presque été entendu par les membres de la Cour, dirigée par Me Raphaël Mangouka, qui a infligé (seulement) 15 ans de réclusion criminelle à sortie de deux années de sursis à l’encontre du jeune meurtrier.

La Rédaction

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