C’est le constat qui s’est dégagé au terme des échanges fructueux entre le ministre du Travail, Patrick Barbera Isaac, les conseillers spéciaux du chefs de l’État, respectivement Gervais Ndong Obiang et Nicolas Nguema, le directeur général d’Agro business group (ABG), Stéphane Elessa, et les agents grévistes.

DANS sa volonté de sortir de la léthargie dans laquelle l’entreprise Agro business group (ABG) – ex Hévégab et Siat Gabon – est plongée depuis quelques mois à Mitzic (nord du Gabon), le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dépêché, le mardi 8 juillet 2025, le ministre du Travail, du Plein emploi et du Dialogue social, Patrick Barbera Isaac, pour échanger de vive voix avec les personnels grévistes et leur hiérarchie, en vue d’une sortie de crise et d’une reprise rapide du travail.

Le membre du gouvernement était accompagné dans cette mission de deux conseillers spéciaux du président de la République, respectivement Gervais Ndong Obiang (chef de département adjoint de l’économie, des finances, de la dette et de la lutte contre la vie chère) et Nicolas Nguema (chef de département entrepreneuriat, emploi et travail), ainsi que le directeur général d’ABG, Stéphane Elessa, et en présence du préfet du département de l’Okano.

Il ressort que le site d’ABG de Mitzic est paralysé depuis des quelques mois par une grève illimitée des personnels, qui réclament le paiement des arriérés de salaires et l’amélioration des conditions de travail. Toute chose qui a contraint les nouvelles autorités du pays, en tête desquelles le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, à renouer le dialogue entre les parties en conflit, afin de trouver des solutions idoines et pérennes en vue d’une reprise effective du travail.

« Nous sommes venus ici à Mitzic parce que ABG subit une crise qui est occasionnée par deux problèmes : un passif financier du personnel qui a traîné et une crise financière de la structure elle-même. Nos aurions pu traiter les choses depuis Libreville, faire des recommandations et trouver des solutions. Mais, il était nécessaire qu’avant cette phase, de faire cette enquête de terrain. Avant que nous nous venions, nous avons envoyé une délégation, qui s’est concertée et discutée avec toutes les parties prenantes », a précisé le ministre du Travail, Patrick Barbera Isaac.

Lequel n’a pas manqué d’ajouter que, « nous sommes venus pour toucher du doigt et on prend acte de tout ce qui a été dit. Vers la fin , nous allons nous concerter pour faire un rapport conjoint. Nous sommes particulièrement heureux du côté collaboratif et transparent du directeur général qui ne nous a vraiment rien caché. Il nous a expliqué tous les problèmes. C’est donc une entreprise qu’il faut sauver. Tant, parce qu’elle emploi énormément de concitoyens dans diverses localités, mais aussi parce que ce sauvetage correspond à la volonté du chef de l’État qui veut préserver des emplois dans ses localités », pense Patrick Barbera Isaac.

En dehors des discussions avec les personnels, les émissaires du chef de l’État ont également pu visiter les différentes usines de production et les bases-vie des travailleurs. « C’est une mission d’observation non seulement pour le retour à la sérénité, mais également pour permettre à l’entreprise de redémarrer ses activités (…). Elle a besoin qu’on lui injecte de l’argent frais. Nous avons pu se rendre compte de l’état de ses besoins et, en fonction de cela, nous aurons à répondre à ces deux problématiques », a rassuré le membre du gouvernement.

Et, le conseiller du chef de l’État et chef de département adjoint en charge de l’économie et des finances, Gervais Ndong Obiang, de renchérir que : « nous allons voir comment apporter le concours institutionnel nécessaire à la relance des activités. Il faut rappeler qu’à ce niveau, il ne s’agit pas d’une ingérence dans la gestion. Mais plutôt, d’un acte de responsabilité (…). Lorsque des centaines de familles sont en détresse, lorsque les outils de production sont mis à l’arrêt, l’État doit réagir (…). L’État, en tant qu’actionnaire, doit s’assurer que les conditions sont mises en œuvre pour que la société puisse exister, et surtout, de préserver les emplois des employés conformément à la vision prônée par le président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema », a-t-il déclaré.

L’autre conseiller du numéro un Gabonais, en charge du département entrepreneuriat, emploi et travail, Nicolas Nguema, a rappelé que « Aujourd’hui, ABG subit des problèmes d’ordre économique, lié à un fonctionnement difficile, lié à un problème de restructuration, à un problème d’ordre social dû au fait qu’ABG a repris le groupe Siat avec un passif très élevé. Aujourd’hui, l’État est entré dans le capital d’ABG à hauteur de 35% ».

D’où la décision du président de la République, de sauver cette entreprise qui est l’un des fleurons de l’économie nationale. « La responsabilité qui est la nôtre est de venir constater, faire un état des lieux et faire des propositions au chef de l’État, qui tient à cœur de régler ce problème là. Car, l’employabilité est l’une des priorités du président de la République. Aujourd’hui, cette société embauche plus de mille gabonais. Pour empêcher que ces gabonais se retrouvent au chômage, il y a besoin de faire une restructuration de cette société car, on constate qu’elle vraiment viable. Il faut juste qu’on lui donne un nouveau souffle, qu’on l’aide à remettre sur les rails pour qu’elle continue à fonctionner et que, à la limite, qu’elle double sa production d’hévéa », a suggéré Nicolas Nguema.

Le directeur général d’ABG, Stéphane Elessa, a salué l’initiative et le coup de pouce donné par Brice Clotaire Oligui Nguema, en vue de la reprise imminente des activités dans le site du chef-lieu du département de l’Okano. Ce séjour de la délégation conduite par le membre du gouvernement, s’est poursuivi au site ABG de Bitam, chef-lieu du département du Ntem, où il n’y a aucun souci de fonctionnement, encore moins, de production.

La Rédaction

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