La ligue nationale de football professionnel Linafp (LINAFP) continue à interdire à l’Union sportive de Bitam (USB) de puiser dans son effectif de 29 joueurs (dont une quinzaine a été qualifiée en début de championnat), même après la levée de l’interdiction de recrutement faite au club Bitamois, par la FIFA. Le club continue à évoluer à 8 contre 11, sous les regards impuissants de ses milliers de fans. Une situation incompréhensible pour de nombreux amoureux du football gabonais. Les responsables de l’USB menacent de saisir les juridictions compétentes dans les tout prochains jours, si leurs joueurs qualifiés ne sont pas autorisés à fouler les pelouses.
DEPUIS le jeudi 7 mai 2026, la Fédération internationale de football association (FIFA) a levé la suspension interdisant à l’US Bitam (USB) de recruter de nouveaux joueurs. Un décision de l’instance faîtière du football mondial, qui a été officiellement relayée par la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) via la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP), chargée de l’organisation du National-Foot 1 et 2 au Gabon.
Une levée de sanction de la FIFA, qui a été accueillie avec soulagement non seulement par les responsables du club Bitamois et ses nombreux fans, mais également par les férus de football dans le pays du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Tant, beaucoup d’entre eux ont prié les « dieux de football », nuit et jour, de sortir l’un des clubs phares du pays, de son rouleau d’étranglement.
Une situation inédite, qui occasionnée l’USB à enregistrer plusieurs revers sur tapis vert (même après gagné 2 victoires sur le terrain à l’extérieur) et 2 forfaits sur décision de la LINAFP. Laquelle, après avoir pris connaissance de la décision d’interdiction de recrutement au club Bitamois, n’a pu autoriser que 8 anciens joueurs ayant participé à la dernière saison 2024-2025.
Avec cet effectif diminué, l’équipe peine à surnager ce, en dépit des efforts du directoire de la co-gestion, staff technique et des 8 joueurs (dont 3 entraînent des béquilles). Le dernier en date, Davicain Ango Mba (teigneux milieu récupérateur), a été victime d’un « attentat » d’un joueur de l’Ogooué FC, le samedi 9 avril 2026, au stade Gaston-Peyrille de Bitam.
Il a été transporté en toute urgence au Centre médical de la localité. A l’heure actuelle, seuls 6 joueurs de champ et un gardien (reconnus par la LINAFP) sont aptes à poursuivre le combat de survie dans l’élite du club chère des présidents Billy Bendo Edo et Samy Edgard Mve Essono.
Dans les milieux du football national, d’aucuns ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi la LINAFP continue-t-elle à maintenir le club dans sa situation ? Tant, « ce n’est pas la LINAFP qui a interdit l’USB de recruter de nouveaux joueurs. C’est bien la FIFA. Maintenant que la FIFA a levé sanction, nous devons automatiquement rentrer dans nos droits, non seulement de recruter, mais également de faire jouer nos joueurs que nous avons fait qualifier auprès de la même LINAFP en début de saison. Nous ne comprenons donc pas pourquoi certains responsables de la LINAFP continuent à nous imposer un effectif réduit alors que nous avons une vingtaine de joueurs aptes à joueurs », s’est insurgé un responsable unioniste de Bitam.
Selon ce dernier, l’équipe dirigeante de l’US Bitam avait préparé en avance, les éventuelles sanctions de la FIFA, en soumettant auprès de la LINAFP, la qualification de près d’une trentaine de joueurs. « A l’ouverture de la saison de la saison 2025-2026, nous avons soumis à la LINAFP la visite médicale et la qualification de 29 joueurs que nous avons recruté et qui s’entraînaient régulièrement aussi bien à Bitam qu’à Libreville. Parmi ces joueurs, il y a bien une quinzaine de nouveaux, 8 anciens et 5 étrangers. La quinzaine des joueurs nationaux et les 8 anciens du club ont été qualifiés par la LINAFP pour jouer le championnat. Pour nous, il ne restait que la situation de nos 5 joueurs recrutés à l’extérieur du pays (…). Nous sommes donc étonnés qu’après la levée de la décision de la FIFA, la LINAFP nous impose encore à faire jouer seulement les 8 anciens du club, alors qu’il y a bien une quinzaine de nos joueurs qui ont passé avec succès la visite médicale, et ils ont été qualifiés par la LINAFP pour prendre part à ce championnat national », nous a confié un dirigeant de l’USB.
Au sein du club et dans la ville des « Trois-Frontières » on s’interroge sur les véritables raisons de la LINAFP à vouloir maintenir « l’équipe du peuple » dans cette situation. « Nous avons comme l’impression qu’il y a des gens au sein de la LINAFP qui se complaisent à pourrir l’avenir de notre équipe l’USB. Comme s’il y a des mains invisibles et des positions extra-sportives qui tendent à mener l’USB dans l’abîme. Nous pensions que lorsque la décision a été levée par la FIFA, toute l’équipe devrait entrer dans le bain pour défendre l’image de Bitam et sauver la saison en cours », a vertement déclaré un supporter du club rouge et blanc.
Pour les Bitamois, le mal de l’USB est entretenu par « certaines personnes mal-intentionnées » dans les bureaux feutrés de la LINAFP. « L’équipe dispose d’un effectif qui est qualifié à plus de 98%. Seuls les cinq joueurs étrangers restent à obtenir leur droit de participer à la compétition. Il n’est donc plus question pour nous de recruter de nouveaux joueurs. Mais plutôt, de renforcer l’équipe pour la seconde phase du championnat. Nous disposons déjà d’un effectif capable de jouer les 3 matchs en retard et le début de la phase retour du championnat », a martelé un autre proche du club Bitamois.
Lequel n’a pas manqué d’inviter la LINAFP à « être on ne peut plus clair et impartial dans dans ses prises de positions. Dans la mesure où, nous ne comprenons d’ailleurs pas pourquoi la LINAFP a changé subitement les dates de nos matchs en retard. Nous savons que nos 3 matchs en retard ont été préalablement programmés au mois de juin 2026. Nous avons ce calendrier. Mais en début de cette semaine, nous avons été surpris de lire que la LINAFP a programmé notre match contre Lozosport à Koula-Moutou pour le mardi 12 mai 2026, sans nous consulter au préalable », s’est étonné un membre du directoire de l’USB.
Et ce dernier de poursuivre que, « c’est comme si la LINAFP était contre notre équipe ! Nous ne comprenons pas cet acharnement vis-à-vis de l’USB par certains membres de la LINAFP. Comme s’ils veulent qu’on aille encore jouer à 7 ou 8 mardi prochain contre Lozosport à Koula-Moutou. Et après notre défaite, ils vont jubiler de notre contre-performance », a-t-il martelé.
Au vue de cette situation, les responsables de l’USB n’excluent pas de saisir les juridictions compétentes, dans les tout prochains jours, pour démêler les chevaux dans ce flou « footballistique » entretenu par la LINAFP vis-à-vis du club cher à tous les « enfants du pays ».
La Rédaction
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