Football : Les présidents des clubs somment le ministre des Sports à communiquer la date du début du National-Foot 1 et 2

FACE l’immobilisme et au mutisme entretenu, depuis quelques temps, par le ministre des Sports au Gabon, Franck Nguema – qui avait pourtant promis la reprise du National-Foot 1 et 2 pour octobre 2021 -, l’Association des clubs professionnels de football du Gabon (ACPFG) est montée au créneau, le samedi 20 novembre 2021, à la faveur d’une conférence de presse organisée dans une suite hôtelière de Libreville.

Une absence des compétitions sportives, en général, et du football, en particulier, aux conséquences fâcheuses depuis deux ans, pour des milliers de gabonais, notamment, les footballeurs, arbitres, commissaires de matchs, hôtesses, ramasseurs de balle, stadiers, journalistes sportifs, etc.

Certains de ces acteurs de football, dont de nombreux cracks, ont été obligés d’abandonner leur métier de prédilection, pour embrasser d’autres bricoles de subsistance. D’autres, plus chanceux, sont allés monnayer leur talent hors des frontières gabonaises à cause de l’impasse dans la non-pratique du sport roi dans notre pays depuis deux ans.

Une situation qui, aux yeux des présidents des clubs, est entretenue « volontairement par le gouvernement via le ministère des Sports », pour cause supposée du Covid-19. Tout en invitant les sportifs au respect scrupuleux des mesures barrières édictées par le gouvernement dans riposte contre l’ennemi commun qu’est le Covid-19, l’ACPFG ne trouve pas d’inconvénients quant à la reprise du chemin des stades par les footballeurs locaux.

Surtout que, comme cela se passe sous d’autres cieux, « il va falloir reprendre la vie normale dans nos foyers, nos bureaux, nos stades avec le Coronavirus à nos côtés », pense un responsable de club de première division. Et, le président de l’ACPFG, Landry Nkeyi, n’a pas manqué de réitérer la volonté de ses compères, pour la vaccination de tous acteurs du football.

Un respect des mesures sanitaires imposées par le gouvernement, qui montre, encore une fois, la volonté des patrons des clubs de D1 et D2, à sortir de le football gabonais de l’abîme dans lequel il est plongé depuis mars 2020. Une franche volonté de sortie de crise que les présidents de clubs veulent surtout voir du côté de Franck Nguema et les autres décideurs de la pratique du football dans notre pays.

Pour manifester leur ras-le-bol, l’ACPFG a sommé le ministre des Sports à : « annoncer officiellement la date de démarrage des championnats », a martelé Landry Nkeyi. Non sans réclamer également « la levée de arrêté interdisant la pratique des sports collectifs au Gabon ; la mise en place d’un protocole sanitaire afin d’encadrer les compétitions nationales ; la proposition d’un calendrier de toutes les compétitions par la FEGAFOOT et la LINAFP ; la mise à la disposition des clubs du nouveau cahier des charges ; le paiement intégral du solde de la subvention de la saison sportive 2019-2020 ».

Par ailleurs, Landry Nkeyi et ses pères ont menacé de saisir les instances dirigeantes du football international, si rien n’est fait d’ici décembre 2021, pour la reprise des championnats domestiques. De même, « en cas d’inobservation de nos préoccupations, les clubs décident de ne pas prendre part aux différentes compétitions africaines pour le compte de la saison sportive 2021-2022, et se réservent le droit de saisir les instances internationales. Car, cette attitude qui consiste uniquement à participer et à ne pas être performant, a atteint désormais notre tolérance », a menacé le président de L’ACPFG.

Les présidents des clubs ont, enfin, invité au ressaisissement, les « protagonistes » des évènements malheureux de Bongoville.

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