Cette décision a été prise par la cour criminelle, lors de son audience du mardi 29 juillet 2025, tenue au tribunal de première instance d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, au nord du Gabon.

MARGUERITE Ntsame Edebeng, gabonaise d’une quarantaine d’années, a été reconnue coupable de meurtre de son petit ami, à l’aide d’un couteau de cuisine, le 28 mars 2015 au quartier Methui (1er arrondissement de la commune d’Oyem), par la cour criminelle, en son audience du mardi 29 juillet 2025, tenue au tribunal de première instance du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon).

Un crime condamné et puni Des faits par les dispositions de l’article 223 du code pénal. La quadragénaire a, au finish, écopé d’une peine de 25 ans de réclusion, dont 10 assortis du sursis et un million de francs CFA de dommages et intérêts.

Il ressort que cette nuit-là, après une soirée arrosée dans débit de boissons du quartier « Boulbess », le défunt Clovis Ovono Mezui et sa petite amie, Marguerite Ntsame Edebeng, décident de rentrer au domicile de cette dernière à bord d’un taxi, sis à Methui. Chemin faisant, une dispute a éclaté entre le couple dans le véhicule de transport en commun.

L’origine de la prise de bec : Clovis Ovono Mezui reprochait un comportement d’infidélité à sa dulcinée. Elle ne cessait de répondre aux coups de fil durant toute la soirée. Une fois le couple est descendu du véhicule, le défunt a arraché le téléphone à sa compagne qu’il lui avait offert.

Au moment où il a tenté de récupérer également de force le chargeur dudit téléphone, Marguerite Ntsame Edebeng s’est farouchement opposée. Une fois dans le studio d’habitation, la dame est allée immédiatement à la cuisine pour se saisir d’un couteau, avant de le planter au niveau du cou de son ami Clovis.

Ce dernier s’est écroulé en criant à l’aide. Après son coup fatal, la quadragénaire a pris la poudre d’escampette. Et, les premiers secours arrivés dans le domicile du couple, a trouvé le jeune homme gisant dans une mare de sang, avant de succomber à ses blessures quelques secondes plus tard.

Depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre, la meurtrière a reconnu ses faits qui lui étaient rapprochés. Au cours de ses réquisitions, le Ministère public représenté par le truchement du procureur général adjoint près le tribunal de première instance d’Oyem, Ghislain Kandi, a reconnu la culpabilité de l’accusée, avant de lui reconnaître quelques circonstances atténuantes du fait qu’elle avait subi une agression physique et psychologique de la part de son petit ami.

Le conseil de l’accusée, Pierre Claver Ndong Ondo, a demandé à la cour de requalifier le crime de meurtre à celui de coup mortel de sa cliente, et de lui reconnaître des circonstances atténuantes du fait qu’elle avait été violenté par son compagnon.

La cour, par la voix du président de céans, Christ Noël Mangono Mambili, par ailleurs président de chambre à la cour d’appel d’Oyem, a requis la peine susmentionnée plus haut. Dame Marguerite Ntsame Edebeng doit recouvrer sa liberté en 2030.

La Rédaction

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