[Congrès du RPM] : Alexandre Barro Chambrier appelle à l’alternance au pouvoir

Ces assises qui prennent fin demain, dimanche 4 décembre 2022, ont vu la présence, à leur entame, de certains leaders de l’opposition gabonaise dont, Paulette Missambo, Pierre Claver Maganga Moussavou, respectivement présidents du Parti social démocrate (PSD) et de l’Union nationale (UN).

MILITANTES, militants, sympathisants et cadres du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) – un parti de l’opposition gabonaise – participent depuis le vendredi 2 décembre dernier à Libreville, au premier Congrès ordinaire de leur formation politique.

Les travaux de ces assises de 72 heures ont été ouverts par le président du RPM, Alexandre Barro Chambrier, en présence de certains responsables des partis de l’opposition gabonaise, dont Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale (UN) et Pierre Claver Maganga Moussavou, président du Parti social démocrate (PSD). Un Congrès du RPM qui se tient à quelques mois seulement de l’organisation des élections générales au Gabon en 2023.

Il s’agit notamment de l’élection présidentielle, des éléments législatives et locales. Pour y prendre part, « il nous faut donc, à l’occasion de cette rencontre, ajuster notre ligne politique et organisationnelle, pour l’adapter aux réalités de l’heure. Nous devons, en particulier, mettre l’accent sur notre encrage dans l’opposition patriotique et réaffirmer notre volonté de contribuer au rassemblement de toutes les forces de l’opposition, de la société civile et même au-delà », pense Alexandre Barro Chambrier.

Une stratégie qui vise à « redire notre disponibilité à œuvrer en faveur de la construction d’un front uni, le plus large possible, contre le pouvoir en place « , a poursuivi le leader du RPM. Lequel a profité de l’occasion, pour appeler à la libération de l’opposant et enseignant-chercheur Jean Rémy Yama, ainsi qu’à l’alternance au pouvoir.

« Même si nous devons nous réjouir de Bertrand Zibi Abeghe, qui a purgé six longues années pour ses opinions, nous exigeons la libération des autres détenus politiques dont Jean Rémy Yama et le retour au pays de nombreux exilés politiques. L’alternance constitue, à nos yeux, une nécessité pour sortir le pays de sa situation actuelle », a martelé M. Chambrier.

Pour y arriver, l’opposant a exhorté ses partisans à se faire inscrire sur les listes électorales le moment venu, afin de combattre scepticisme, le découragement, la résignation et le défaitisme qui nourrissent l’abstention lors des joutes électorales. Le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité n’a pas manqué de présenter aux congressistes, les conditions de précarité dans lesquelles vivent les populations de l’arrière-pays.

« Partout, le constat est le même : réseau routier délabré ; absence d’eau et d’électricité pour les ménages ; chômage en hausse continue, notamment chez les jeunes ; infrastructures scolaires et sanitaires déstructurées ; aggravation de la pauvreté et de la misère ; insalubrité galopante ; cherté alarmante du coût de la vie ; habitat précaire », tel est le tableau sombre du quotidien de ses concitoyens, présenté par Alexandre Barro Chambrier.

Par Chrisaint Messie NKILI EBANG

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