C’est ce qui ressort de la réunion organisée à l’Ecole de santé d’Oyem, le vendredi 18 septembre 2026, par l’Inspecteur général de santé nord, Félicien Mintsa, avec les responsables des structures pharmaceutiques des cinq départements de la province du Woleu-Ntem. En présence des représentants du gouvernorat, du tribunal, de la DGCCRF et de l’ANPI.

« Depuis de nombreuses années, nous avons fait le constat, pour le regretter, que les pharmacies de font pas les gardes de nuits à Oyem, Bitam, Mitzic, Minvoul et Medouneu. Elles ferment généralement vers 20 heures, et rouvrent à 8 heures le lendemain. Ces dépôts pharmaceutiques et vraies pharmacies agréées passent donc plus de 12 heures de temps, sans apporter leur assistance aux malades qui ont besoin des médicaments pour se soigner. Il était donc impératif pour moi de convoquer les propriétaires de ces structures, afin de leur montrer la nécessité de laisser certaines pharmacies et dépôts pharmaceutiques ouverts la nuit, pour rendre le médicament accessible aux malades », a expliqué à la presse, Félicien Mintsa, Inspecteur général de santé Nord.

Au terme de ces échanges, toutes les parties prenantes à la réunion ont convenu de la mise en place conjointe, à compter de la semaine du lundi 21 septembre 2026, d’un programme rotatif de gardes de nuit, pour toutes les pharmacies et dépôts pharmaceutiques exerçant dans la commune d’Oyem. Idem pour les structures de vente de médicaments de Bitam, Mitzic, Minvoul et Medouneu.

Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Claude Innocent Okori Mvouba, n’a pas manqué de préciser à l’assistance, la portée juridique de cette décision. « En tant que garant de l’ordre public, le Parquet souhaite que les pharmacies d’Oyem et de l’ensemble de la province puissent dorénavant ouvrir de jours comme de nuits. La santé de nos populations en dépend », a lancé le magistrat.

Cet appel a été appuyé par la représentante du gouvernorat, Joséphine Obame, qui a rappelé l’intérêt que accorde le gouverneur du Septentrion, Jules Djéki, à la santé de ses administrés. Et, le directeur provincial adjoint de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans le Woleu-Ntem, Judicaël Ellang, a exhorté les responsables des dépôts et des pharmacies à mettre à la disposition des malades, des médicaments en cours de validité et ne souffrant d’aucun soupçon de contrefaçon.

Enfin, la déléguée provinciale de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), Douchka Ntsame Beyeme, a invité les responsables des structures qui fonctionnent encore dans l’illégalité, à se mettre à jour vis-à-vis des textes de loi encadrants la création des entreprises dans notre pays.

Les participants à cette rencontre ont salué l’initiative prise par l’Inspecteur général de la santé Nord, en organisant cette rencontre de prise de contact et d’échanges constructifs.

La Rédaction

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