Ces travaux, d’un linéaire de plus de 120 kilomètres, sont exécutés par la Direction provinciale des Travaux publics (TP) du Woleu-Ntem sur instruction du ministère de tutelle. Selon le directeur provincial des TP, Georges Mboulou Beka, ces travaux d’ouverture des voies, d’ensoleillement, de reprofilage, de chargement en latérite et de construction des ponts, concernent les axes Oboute-Mbomo, Oboute-Tho’o Effack, Akam Essatouk-Koumassi, Akam Essatouk-Oyem et Endome-Oboute.
DEPUIS quelques semaines, la Direction provinciale des Travaux publics (TP) du Woleu-Ntem, sur instruction de la tutelle, a lancé les travaux du réseau routier du canton Nyè (dans le département du Woleu) à Oyem. Il s’agit de quatre sections d’environ 120 kilomètres, qui sont en voie de connaître une véritable cure de jouvence.
Selon le directeur provincial des TP du Woleu-Ntem, Georges Mboulou Beka, les travaux qui sont actuellement en cours consistent à sortir de l’ornière, le plus grand canton du Gabon, qui est resté enclavé depuis de nombreuses années. Les axes concernés par les travaux sont : Oboute – Mbomo (19 kilomètres), Oboute – Tho’o Effack, Akam Essatouk – Koumassi et Akam Essatouk – Oyem (en passant par le village Angang. A cela s’ajoute la petite section Endome-Oboute (5 kilomètres).
Au micro de Jouractu, Georges Mboulou Beka a précisé que, « notre visite d’inspection consiste à édifier l’opinion sur les actions menées par le gouvernement de la Ve République, en terme d’entretien des routes dans la province du Woleu-Ntem. Depuis plus de deux semaines, nous avons instruit via un programme d’entretien routier validé par monsieur le ministre des Travaux publics et de la Construction, aux fins de commencer à ouvrir les voies qui présentent aujourd’hui plusieurs difficultés« .
C’est donc le canton Nyè qui a été choisi pour lancer ce vaste chantier gouvernemental, de réhabilitation des routes dans les cinq départements de la province du Woleu-Ntem : Woleu (Oyem), Ntem (Bitam), Okano (Mitzic), Haut-Ntem (Minvoul) et Haut-Como (Medouneu). Pour le gouvernement de la Ve République, réhabilitation de ce réseau routier provincial vise à améliorer les conditions de vie des populations rurales.
A en croire le directeur provincial des TP dans le Septentrion, les travaux consistent à ouvrir les voies restées très longtemps impraticables et fermées à la circulation, ensoleiller, reprofiler, recharger de latérite, traiter les bourbiers et réhabiliter entièrement les six ponts existant dans le canton Nyè. Il s’agit des véritables travaux d’Hercule qui sont menés par les techniciens des TP du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem.
« Avec un réseau routier suffisamment dense, le canton Nyè est considéré comme le plus grand du pays. Nous voulons désenclaver les populations de ce canton qui, depuis près de vingt ans, éprouvent d’énormes difficultés de déplacement à cause de l’état de leurs routes« , a martelé le directeur provincial des TP.
Cet important chantier est réalisé avec l’appui du bureau du Conseil départemental du Woleu et certaines structures associatives des filles et fils du canton Nyè. Un travail qui se réalise avec quelques difficultés.
« La difficulté majeure est sur le plan climatique, avec des pluies qui s’abattent encore en cette période de saison sèche dans le Woleu-Ntem. A cela s’ajoute la disponibilité des essences nécessaires pour la réfection des ponts. On ne prend pas n’importe quel arbre pour construire un pont », a fait remarquer M. Mboulou Beka.
En dépit de ces difficultés mineurs, le chef des TP dans le Septentrion reste convaincu que le programme d’exécution des travaux sera respecté. « Nous demandons de la patience et de l’indulgence aux populations des villages impactés (…). Nous allons suivre le programme tel que Monsieur le ministre nous l’a instruit (…). Pour y parvenir, nous demandons également l’appui des villageois qui connaissent mieux leurs différents milieux, pour identifier les carrières, des bois devant servir à la réfection des ponts », a lancé Georges Mboulou Beka.
Une phase d’exécution des travaux qui a été saluée par les populations rencontrer par nos Reporters. « Nous sommes très ravis de voir que ces travaux ont débuté. Cela fait de nombreuses années que nous n’avons pas de route (…). Nous sommes à 15 kilomètres d’Oyem. Pour aller en ville en cas d’urgence ou de maladie, il faut proposer entre 20 et 25 mille francs CFA à un véhicule, pour qu’il vienne vous chercher », a indiqué François Owono Nguema, chef de village de Biyene Nkodjen.
Et, Florentine Mengue Me Nzue, du même village, de renchérir que, « nous avons attendu la réhabilitation de cette route depuis très longtemps. On passe parfois cinq jours à une semaine, sans voir une voiture. Nous n’avons pas de moyens pour louer des voitures, afin d’aller vendre nos produits vivriers à Oyem (…). Nous disons merci au président de la République, Oligui Nguema, qui a décidé de la réouverture de notre route », a-t-elle déclaré.
Vivement que ces travaux routiers ne connaissent pas d’arrêt, et surtout, qu’ils arrivent à leur terme pour le bien des populations de Biyene Nkodjen, Mba’a Essangui, Oboute, Tho’o, Mvane Effack et de l’ensemble du district d’Akam-Essatouk.
La Rédaction
Pour la couverture médiatique de vos événements dans le Woleu-Ntem (et ailleurs), contactez Jouractu au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.