C’est le son qui cartonne en ce moment sur les plateformes numériques (YouTube, TikTok, etc.). A travers ce chef-d’œuvre, l’artiste met en valeur le lien sacré du mariage au sein des traditions gabonaises et africaines. Elle interpelle les parents, les familles et les deux conjoints à valoriser, supporter et préserver jalousement cette « union sacrée » ce, quelque soit les difficultés de la vie, les provocations, les tentations, les commérages, les malentendus, les divisions et les intrigues rencontrés en dehors et au sein du foyer.

ZANG Ebè. Plus connue de son d’artiste musicienne, Lauriane M. de Salem « La lionne Ekang », vient à nouveau de sortir des sentiers de son village natal Ellelem (canton Bissok, dans la province du Woleu-Ntem), pour entretenir ses nombreux mélomanes sur « Alouk » (le mariage, en langue Fang). Un nouveau son de six minutes, produit et réalisé au studio « OM Production » de Placide Mba, à Libreville.

A travers ce son, la jeune gabonaise essaye de mettre en valeur; le mariage d’une manière générale, et le mariage traditionnel ou coutumier en particulier. Il s’agit d’une invite faite aux proches des deux conjoints, de mieux enfants enfants (surtout la jeune fille), avant, pendant et après sceller leur union devant Dieu et devant les hommes.

« A travers ce titre Alouk, j’invite papa, maman voire les oncles maternels et paternels à d’abord bénir leur fille, avant que celle-ci ne regagne sa nouvelle famille, c’est-à-dire son foyer conjugal et sa belle-famille », a expliqué « La lionne Ekang » à Jouractu. Tant, selon elle, le mariage ne doit plus être considérer comme un acte banal de nos jours.

« Du temps de nos aïeux, voire de nos parents, le mariage était encadré à travers nos us et coutumes. Avant de quitter la maison familiale, la jeune-fille s’abreuvait souvent d’abord des sages conseils, des bénédictions, des orientations et recommandations de ses parents géniteurs. Il en est de même du jeune-homme. Le mariage était sacré avec beaucoup d’interdits. La bénédiction des parents était un acte fondateur du succès de la mariée dans son foyer », a poursuivi l’artiste.

Des valeurs morales et culturelles que la native du village Ellelem veut ressusciter aujourd’hui auprès des différentes communautés linguistiques du Gabon et du continent africain. De même, elle exhorte les jeunes couples à vivre pleinement leur amour sans tenir compte des regards indiscrets, de la troisième personne, des commérages, des intrigues, des divisions et des malentendus venus d’ailleurs.

« La vie du foyer est faite des hauts et des bas. J’exhorte les deux conjoints à échanger régulièrement, à se supporter et à se pardonner mutuellement, pour préserver et sauver leur foyer conjugal », lance Lauriane M. de Salem. Le son « Alouk » vient, en quelque sorte, remettre de l’ordre dans la cellule familiale.

Il mette en exergue les liens sacrés du mariage dans le monde traditionnel gabonais. Comme pour dire que, « un mariage qui n’a pas eu la bénédiction des parents des deux conjoints, est souvent voué à l’échec tôt ou tard ». D’où l’invitation de « La lionne Ekang » à un retour aux sources, pour tous les jeunes qui sont tentés par le « sacrément du mariage« .

Un titre à savourer sans modération par tous les amoureux des belle sonorités et mélodies musicales, ainsi que par les futurs mariés. Un son qui cartonne déjà dans YouTube et TikTok.

La Rédaction

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