Dans un courrier adressé au ministre de la Justice, garde des Sceaux, le 29 novembre 2024 à Libreville, le bureau exécutif du Syndicat national des greffiers (Synagref), a menacé de paralyser l’ensemble des cours et tribunaux à travers le pays pour une période d’un mois.

DANS un courrier adressé au ministre de la Justice, garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout, le 29 novembre 2024 (dont une copie est parvenue à notre Rédaction), le Syndicat national des greffiers (Synagref) menace de déposer sur la table de tutelle, un préavis de grève d’un mois ce, à compter de la date de signature dudit courrier.

« Par ce courrier, nous venons très respectueusement porté à votre attention, la volonté manifeste des greffiers du Gabon, du dépôt d’un préavis de grève d’un mois à compter de la notification dudit courrier « , peut-on lire. Une décision qui, semble-t-il, a été prise collégialement au terme des assemblées générales organisées par les membres du Synagref dans toutes les juridictions du pays.

« Au cours de ces assemblées générales, le bureau exécutif du Synagref et les délégations provinciales ont dressé le bilan des activités du Synagref avec la tutelle », informe dans son courrier, le président du Synagref, Me Christ Ghislain Ndong. Un bilan que les greffiers ont jugé « insuffisant », dans la mesure où plusieurs points de leurs préalables n’ont guère connu d’avancée significative.

Le directoire du Synagref a cité, entre autres, le projet portant statut particulier des greffiers ; la dotation des costumes d’audiences et la délivrance des cartes professionnelles. Une situation qui a poussé les greffiers à envisager un mouvement d’humeur à travers le pays.

« Il a été voté à l’unanimité, le dépôt d’un préavis de grève sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure particulière se doit d’être un moyen efficace de négociation, afin d’éviter la grève qui aura pour lourdes conséquences, la perturbation du service public de la justice sur l’ensemble du territoire », pense Christ Ghislain Ndong et ses collègues.

Pour ne pas arriver à cette nouvelle paralysie des cours et tribunaux, le Synagref se dit disposé à la reprise des travaux (négociations) avec les représentants de la de la tutelle.

La Rédaction

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