La première présidente de la Cour d’appel d’Oyem, Frédérique Nina Marcelle Ndombi Bitar, a dirigé, ce lundi 28 juillet 2025 dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, l’audience solennelle inaugurale de la session criminelle ordinaire, en présence du procureur général près ladite juridiction, Léon Armand Goussa Landou, et le préfet du département du Woleu, Brice Arcadius Moussirou.

LA Cour d’appel judiciaire d’Oyem a lancé à la salle d’audience du tribunal de première instance du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), ce lundi 28 juillet 2025, la session criminelle ordinaire de l’année judiciaire 2024-2025.

Cette audience solennelle était dirigée par la première présidente de la Cour d’appel d’Oyem, Frédérique Nina Marcelle Ndombi Bitar, en présence du procureur général de ladite juridiction, Léon Armand Goussa Landou et du préfet du département du Woleu, Brice Arcadius Moussirou.

C’est au total 22 affaires criminelles qui sont inscrites au rôle de cette session, dont 4 cas de meutre, 8 viols, 3 tentatives de viol, 1 enlèvement et complicité d’enlèvement, 2 coups mortels, 2 vols qualifié et aggravé, 1 tentative de meurtre, 1 incendie involontaire et immigration clandestine.

Occasion pour la première présidente de la Cour d’appel de rappeler que la session criminelle est « un moment à la fois solennel et chargé de responsabilités, que nous nous apprêtons à vivre ensemble. Durant les prochaines semaines, la Cour criminelle aura à juger des affaires graves« .

Selon la haute magistrate, « les faits qui nous sont présentés sont souvent lourds de conséquences, tant pour les victimes que pour les accusés, et exigent à chacun de nous : rigueur, impartialité et humanité », a lancé Frédérique Nina Marcelle Ndombi Bitar.

Et, le procureur général près la Cour d’appel d’Oyem, Léon Armand Goussa Landou, de renchérir dans ses réquisitions que, « dorénavant dans la 5e République, il nous revient à nous, cour criminelle, magistrats et jurés, de faire en sorte que de tels fléaux ne gangrènent plus notre vivre ensemble futur ».

Des accusés des faits criminels, dont certains seront assistés par des avocats commis d’office par l’État. Les magistrats quantifiés seront assistés par 25 jurés.

Une session criminelle qui a été ouverte par l’affaire de meurtre de Noëlle Zang Ondo plus connue sous le nom « Madame Morro », assassinée froidement à son domicile de Nkomayat (2e arrondissement de la commune d’Oyem) par des inconnu, en novembre 2020. Trois suspects ont été entendus à la barre : Simplice Allogo Allogo alias Jésus, Juvénal Ekoua Mba et Ludovic Biyoghe Ella (nous y reviendrons).

Le mercredi 30 juillet 2025, la Cour aura également à se prononcer sur l’affaire (très attendue) de l’enfant Anderson Renaldi Abaga Ngoua, porté disparu depuis le 28 février 2020 (jusqu’à ce jour) au village Abé-Eba, dans le département du Ntem, à Bitam. Trois suspects seront présentés devant la barre. Nous y reviendrons.

La Rédaction

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