Il s’agit de sieur Stévy Ondo Nang, Gabonais de 24 ans. Il a été rattrapé en compagnie de l’un de ses complices, par les éléments de Brigade anti-criminalité du Commissariat d’Oyem, le 10 juillet 2026, en possession d’un crâne, mâchoire inférieure, tibias, fémur, bassin, etc. Un squelette que le délinquant et son ami, Jorick Le Mexicain, ont déterré nuitamment derrière l’hôpital militaire de Libreville, et s’apprêtaient à le liquider chez un client à hauteur de 5 millions de francs CFA. Malheureusement….

UN jeune Gabonais de 24 ans, nommé Stévy Ondo Nang, a été interpellé le vendredi 10 juillet 2026 par les éléments de la Brigade anti-criminalité (BAC) du Commissariat de police d’Oyem, en possession d’un sac de voyage de couleur noire, contenant des ossements humains : un crâne, la mâchoire inférieure, les tibias, le fémur, le bassin, etc.

Les faits. Ce jour-là, les services du Commissariat de police sont alertés par une personne anonyme, de ce qu’un jeune inconnu détenait des ossements humains dans un sac, et que ce dernier s’apprêtait à les liquider sur le marché. Informé de cette situation, le commissaire a immédiatement saisi le Parquet de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, qui a confié la mission d’enquête à la BAC.

Après quelques heures d’investigation, les Officiers de police judiciaire (OPJ) ont réussi à rattraper le suspect au niveau du poste de contrôle de police de Nkolayop, un quartier du 2e arrondissement d’Oyem (sur la route de Mitzic. L’innommable Stévy Ondo Nang était en route pour livrer son « colis » chez un supposé « client », en compagnie d’un de ses amis présumé « démarcheur » et « complice », qui est également en détention au Commissariat.

Ramené au poste, le jeune homme passe immédiatement aux aveux. « Après que j’ai eu des ennuis avec la BAC ici à Oyem, je suis remonté à Libreville, pour rejoindre mon ami Jorick Le Mexicain, qui m’avait d’abord envoyé un colis d’ossements humains. Avec lui, nous sommes allés creuser une tombe au PK 9, plus précisément derrière l’hôpital militaire vers Bambouchine (…). Nous avons pris le crâne, les os des bras, les jambes, les côtes et les reins« , s’est confié le profanateur de tombes.

Non sans préciser que, « la tombe profanée se trouvait dans l’un des terrains familiales de Jorick Le Mexicain. Et, c’est lui qui connait la personne que nous avons ramassé le squelette. C’est un membre de sa famille ».

Une fois le travail accompli en plein milieu de la nuit, le fameux Jorick Mexicain regagne tranquille son domicile non loin de la pharmacie « Le Maïs » sise au PK 10, et Stévy Ondo Nang se charge du transfère du « colis » vers Oyem par le canal de son autre « pote » qui serait agent dans une agence de transport terrestre, et avec qui il fait régulièrement le trafic des stupéfiants.

« J’ai envoyé le colis avec l’un de mon grand qui travaille une agence dite Dzibissi-Voyages, et qui fait la ligne entre Libreville et Oyem. Il a l’habitude de me ramener les colis de Kobolos de Libreville jusqu’à Oyem. Je lui paie souvent 5 mille francs CFA par colis (…). Il m’a gardé le colis pendant deux jours, jusqu’à mon arrivée ici à Oyem (…). En attendant d’avoir un client, j’ai caché le colis dans une poubelle non loin de là où j’habitais chez ma grand-mère à Nkomayet », a précisé le malfrat.

Quelques jours plus tard, Stevy Ondo Nang reçoit un coup de fil, via son « grand » avec qui il est en détention, m’annonçant qu’un client est prêt à débourser la somme 5 millions de francs CFA, pour acquérir cette « marchandise. Les deux complices décident alors d’aller à la rencontre dudit client dans un village situé sur l’axe Oyem-Mitzic.

C’est sur le chemin de la livraison que les deux suspects ont été cueillis à froid par les policiers de la BAC, au niveau du poste de contrôle de police de Nkolayop. De sources policières, le jeune délinquant ne serait pas à sa première tentative de vente des ossements humains.

Il a reconnu avoir déjà été impliqué dans la livraison d’un « colis » auprès d’un certain SOS, au niveau du village Medzeng, situé à 37 kilomètres de la frontière du Gabon avec la Guinée Équatoriale. Stevy Ondo Nang avait reçu de son ami (vivant non loin de la pharmacie Le Maïs), la somme de 500 mille francs CFA, issue de cette première vente.

Cette fois-ci, il est tombé dans les filets des agents de BAC qui sont actuellement à la traque des autres membres de ce réseau de profanateurs de tombes. Affaire à suivre !

La Rédaction

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