Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, a confirmé cette information à la faveur d’une conférence de presse organisée, le mardi 31 mars 2026, dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, au nord du Gabon.
SEPT agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), en service à la Direction régionale Woleu-Ntem/Ogooué-Ivindo à Oyem, ont été placés sous mandat de dépôt au Peloton (nom de la prison centrale d’Oyem), depuis le lundi 30 mars 2026, a rapporté le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, à la faveur d’une conférence de presse organisée le mardi 31 mars dernier.
Selon le haut magistrat, les sept agents (ils étaient au total douze à être interpellés) sont poursuivis par le parquet de la République des faits de vol aggravé et recel de plus de 3 000 mille litres de gasoil destinés au fonctionnement de la centrale thermique de la SEEG de Methui, dans le premier arrondissement de la commune d’Oyem.
« Depuis le vendredi 27 mars 2026, trois procédures distinctes ont été déférées au parquet de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, suite à deux plaintes initiées, l’une par le directeur régional de la SEEG Woleu-Ntem/Ogooué-Ivindo en date du 12 janvier 2026, et l’autre datée du 8 mars 2026, du directeur général de ladite société, portant sur les faits de vol aggravé et recel. Des faits prévus et punis par les articles 292, 296 et 312 du Code pénal« , a indiqué le procureur Raphaël Mangouka.
A la suite de cela, le parquet de la République a confié l’enquête à l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR) et à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM). Pour des nécessités d’enquête, douze personnes, soupçonnées dans cette affaire, ont été appréhendées.
Et, après l’examen des procédures, la parquet de la République a requis une information judiciaire pour vol aggravé et recel contre les sept agents, qui ont ensuite été placés en détention préventive à la prison centrale d’Oyem. A en croire le Raphaël Mangouka, « le cerveau de ce détournement de carburant est un agent de la SEEG, qui était chargé du gardiennage du site de la centrale thermique de Methui. Il a développé un réseau avec certains taximen de la ville« .
Une pratique que le mis en cause aurait entretenu depuis de nombreuses années avec ses présumés complices et abonnés qui seraient disséminés entre Oyem, Bitam et Mitzic. Dans la mesure où, « nous nous sommes rendus compte que cette procédure était complexe. Tant, cette pratique existe et est entretenue depuis plusieurs années au sein de la SEEG (…). Il y a des anciens agents de la SEEG, qui sont donc déjà retraités, qui ont été cités dans cette affaire. Nous avons donc, non seulement la ville d’Oyem, mais aussi du côté de Bitam et Mitzic, où nous avons quelques pistes pour investiguer« , a informé le procureur de la République.
Il n’est pas non plus exclu que certains agents de la SEEG de Makokou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, soient également éclaboussés par la procédure en cours à Oyem. « Nous savons que du côté de Makokou, il y a des agents de la SEEG qui ont été appréhendés. Mais, nous ne savons pas encore si les faits qui leurs sont reprochés ont un lien avec notre procédure (…). Nos collègues de Makokou ont promis nous envoyer plus de détails, afin de coordonner l’action publique », a poursuivi le procureur Mangouka.
Le maître des poursuites n’a pas manqué d’ajouter que, les deux autres procédures présentant les insuffisance dans leur contenu, ont été renvoyées auprès de la DGR, pour complément d’enquête, aux fins de rechercher, puis d’entendre sur procès-verbal, d’autres personnes soupçonnées d’avoir participé de près ou de loin, à ce détournement massif de gasoil.
« Au départ, douze personnes ont été présentées au parquet. Après l’appréciation des procès-verbaux de l’enquête préliminaire, nous avons relevé les indices sérieux et concordants contre les sept qui ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction (…). Les cinq autres, nous les avons renvoyés avec l’unité qui a diligenté l’enquête préliminaire, au motif que nous n’avons pas encore d’éléments suffisant pour les maintenir en détention préventive » a confié le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka.
Affaire à suivre !
La Rédaction
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