Cette décision a été prise au cours d’une assemblée générale organisée le mercredi 3 septembre 2025 à Libreville, par les délégués d’établissements et les enseignants membres du Syndicat de l’éducation nationale (Sena). Ces enseignants réclament la régularisation des situations administratives et la nomination des nouveaux chefs d’établissements.
LES enseignants délégués d’établissements du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont organisé une assemblée générale (AG) de rentrée scolaire 2025-2026, le mercredi 3 septembre 2025, à leur siège de la Peyrie, à Libreville.
Ces retrouvailles étaient dirigées par le secrétaire général intérimaire dudit syndicat, Magloire Memiaga. Au terme des échanges, les enseignants présents ont décidé, à l’unanimité, de déposer un préavis de grève de huit jours, à compter de ce jeudi 4 septembre 2025, pour réclamer la régularisation des situations administratives et la nomination des nouveaux chefs d’établissements.
« Le 2 août 2025, le Sena a, au cours d’une conférence de presse, attiré l’attention du gouvernement d la Ve République sur le gel des situations administratives, c’est-à-dire les recrutements, intégrations, titularisations, avancements et reclassements après stage. Depuis plus de dix ans, ces situations administratives sont bloquées. Et, jusqu’à présent, le gouvernement n’arrive pas à nous donner la position qu’il faut, pour l’effectivité de ces situations administratives », a déploré le secrétaire général intérimaire du Sena, Magloire Memiaga.
C’est à la suite de ce mutisme, que les enseignants présents à l’AG ont décidé de déposer immédiatement un préavis de paralysie de tout le secteur éducatif. Une décision qui a concrétisée en acte ce jeudi par les responsables syndicaux, qui ont déposé ledit préavis de grève au cabinet du ministre d’État, en charge de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq.
Dans leur cahier de revendications, le problème de retard de nomination des nouveaux chefs d’établissements y figure également en bonne place. « Les dernières nominations de nos chefs d’établissements et d’autres responsables administrafs datent de l’époque de l’Ajev (Ndr Association des jeunes émergents volontaires). Nous avons aujourd’hui, par exemple, des chefs d’établissements qui sont en stage, et ceux qui sont retraités depuis deux ans, mais qui continuent à gouverner tranquillement leurs lycées et collèges. Cette situation freine le bon fonctionnement de nos établissements scolaires », a fustigé le responsable du Sena.
Magloire Memiaga n’a pas manqué de préciser que, « au-delà des huit jours de préavis de grève, le Sena se réserve le droit d’entamer un mouvement de grève parce que, nous ne pouvons pas continuer comme ça dans notre secteur éducation avec des enseignants qui sont stagiaires depuis huit, dix voire jusqu’à 15 ans. Ce qui n’est pas normal », a-t-il poursuivi.
Vivement que la sérénité revienne dans le monde éducatif, à ces premiers jours seulement de rentrer des classes de l’année scolaire 2025-2026.
La Rédaction
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