La Cour internationale de justice a vidé, le lundi 19 mai 2025 à La Haye (Pays-Bas), le dossier brûlant et opposant le Gabon et la Guinée Équatoriale sur la souveraineté des l’île Mbanié, Cocotiers et Conga. Un véritable camouflé pour les autorités de la Ve République, qui n’ont pas pu récupérer à temps, un dossier qui a été géré depuis 2010, par les mentors du régime déchu. Parmi lesquels : Marie Madeleine Mborantsuo, ancienne présidente de la cour constitutionnelle, le secrétaire général de la présidence de la République, Pr. Guy Rossatanga-Rignault et bien d’autres.

LA Cour internationale de justice (CIJ) a vidé, le lundi 19 mai 2025 à La Haye (Pays-Bas), l’affaire sur « la délimitation terrestre et maritime et souveraineté sur des îles Mbanié, Cocotiers et Conga, qui oppose, depuis des lustres, le Gabon et la Guinée Équatoriale.
Une décision de la Cour qui constitue un véritable camouflé pour le Gabon, qui vient d’entrer de plein pied dans la 5e République avec l’arrivée à la Magistrature suprême du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Un « débâcle » qui pourrait jeter un coup de froid dans les relations transfrontalières et diplomatiques entre Libreville et Malabo.
Des relations de « bon visionnage » qui semblaient au beau fixe depuis « le coup de libération du 30 août 2023 », entre le nouveau président élu du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema et le « doyen et très rusé » chef d’État de la Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbazogo. D’aucuns, au Gabon, n’hésitent pas penser qu’en octroyant « aussi facilement et précipitamment son électricité au Gabon depuis la zone frontalière de Mebo’o, dans le département du Ntem à Bitam, le président Obiang Nguema Mbazogo avait anticipé sur les éventuelles condamnations et réactions virulentes des nouvelles autorités gabonaises, sur le contenu de l’arrêt de la CIJ sur l’affaire des îles Mbanié, Cocotiers et Conga », pense un Librevillois.
Dans la capitale gabonaise et dans l’arrière-pays, cette décision de la Cour internationale de justice est difficile à consommer par la population. Dans la mesure où les trois îles querellées depuis des décennies par les deux pays « amis », renferment une quantité de ressources naturelles inestimables.
« La Cour, par quatorze voix contre une, dit que le document intitulé « Convention délimitant les frontières terrestres et maritimes de la Guinée équatoriale et du Gabon » (la « convention de Bata »), invoqué par la République gabonaise, n’est pas un traité faisant droit dans les relations entre la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale et ne constitue pas un titre juridique au sens du paragraphe 1 de l’article premier du compromis ».
Un rappel de la CIJ qui démontre à suffisance le niveau de légèreté avec laquelle ce dossier a été géré par la partie gabonaise. Un dossier qui avait été constitué et géré depuis 2010, par quelques barons du régime déchu, à l’instar de Marie-Madeleine Mborantsuo, l’ancienne et indétrônable présidente de la Cour constitutionnelle, Pr. Guy Rossatanga-Rignault, ancien secrétaire général de la Présidence de la République, et bien d’autres.
« À l’unanimité, dit que les titres juridiques invoqués par la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale qui font droit dans les relations entre elles, s’agissant de la délimitation de leur frontière
terrestre commune sont les titres détenus par la République française au 17 août 1960, et par le Royaume d’Espagne au 12 octobre 1968, sur le fondement de la Convention spéciale sur la délimitation des possessions françaises et espagnoles dans l’Afrique occidentale, sur la côte du Sahara et sur la côte du golfe de Guinée, signée à Paris le 27 juin 1900, lesquels titres ont été transmis à la République gabonaise et à la République de Guinée équatoriale, respectivement, par voie de
succession », a poursuivi la CIJ.
Avant de prendre la décision suivante : « À l’unanimité, Dit que la Convention spéciale sur la délimitation des possessions françaises et espagnoles dans l’Afrique occidentale, sur la côte du Sahara et sur la côte du golfe de Guinée, signée à Paris le 27 juin 1900, constitue un titre juridique au sens du paragraphe 1 de l’article premier du compromis dans la mesure où elle a établi le point terminal de la frontière terrestre entre la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale, lequel sera le point de départ de la frontière maritime délimitant leurs espaces maritimes respectifs ».
La Rédaction
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