Le nouveau préfet du département du Ntem, Maurice Obiang Ondo, a profité de son séjour pour en savoir davantage, auprès de son homologue de la Vallée du Ntem (Ambam), Bouba Haman, sur le sujet fâcheux de l’exploitation de l’or gabonais par un groupe des camerounais, sur la rivière Kyè, dans le district de Meyo-Kyè.

LE nouveau préfet du département du Ntem (Bitam), Maurice Obiang Ondo, a rencontré, dernièrement à Ambam, son homologue du département de la Vallée du Ntem (dans la région du sud Cameroun), Bouba Haman. En présence sous-préfet du district de Meyo-Kyè, Blaise Ondo Obiang et du président du Conseil départemental du Ntem, colonel Samuel Minko Nguema.

Le but de cette visite : renforcer les relations de coopération transfrontalière et d’amitié entre les deux hôtes, dans la zone des Trois-frontières. Le préfet Maurice Obiang Ondo en a également profité pour en savoir davantage auprès de son homologue, sur le sujet fâcheux d’exploitation illégale de l’or gabonais sur la rivière Kyè (dans le district de Meyo-Kyè), par des sujets camerounais.

En effet, il ressort que depuis quelques semaines, les populations des villages situés entre Meyo-Kyè et Eboro (zone des trois frontières) auraient surpris, à maintes reprises, des sujets camerounais en train d’exploiter illégalement de l’or dans les eaux profondes de la rivière Kyè (séparant les deux pays).

Au vue de cette situation, certains chefs de villages, notamment ceux de Alène Effoulane, Messome, Mekomo Esseng, et bien d’autres, ont immédiatement saisi leur chef hiérarchique, c’est-à-dire le sous-préfet Blaise Ondo Obiang, pour lui exprimer l’ampleur de divers dégâts causés par les dits exploitants illégaux. « Nous avons fait une descente sur le terrain, et nous avons trouvé quinze embarcations. Ce qui était très surprenant, c’est ces gens exploitent sans état d’âme avec les moyens qui polluent l’écosystème fluvial. Et, lorsqu’ils sont au milieu de la rivière, ils vont jusqu’à l’autre rive du Gabon pour y exploiter de l’or. Ils disent que personne ne peut les menacer, et ils prétendent qu’ils ont des autorisations du Cameroun. Des documents qu’ils ne nous ont pas présentés », a expliqué le sous-préfet de Meyo-Kyè.

Et, le préfet du Ntem a renchéri en indiquant cette partie de la rivière Kyè ne saurait être illicitement par des hors-la-loi. Tant, « cet endroit appartient aux deux pays. ce qui veut dire que, si l’on attribuer un permis d’exploitation, il faudrait d’abord que le Gabon et le Cameroun se retrouvent sur la table de négociations », pense Maurice Obiang Ondo.

Son homologue de la Vallée du Ntem, Amadou Haman, s’est dit étonné de la poursuite de ces activités illégales par ses compatriotes, dont certains sont clairement identifiés. « Une fois informé de cette situation, à notre niveau, nous avons essayé de mener des actions allant dans le sens de faire d’abord des vérifications. Parce que, ces gens se sont retrouvés là-bas sans toutefois se référer aux autorités (…). Après investigations, il nous est revenu que ces gens seraient passés par des services techniques, pour au moins signaler leur présence », a martelé le préfet d’Ambam.

Mais, l’enquête approfondie menée par ses soins et d’autres autorités camerounaises compétentes, a révélé plusieurs zones d’ombre sur les « autorisations d’exploitation » qui étaient en possession de ce groupe d’individus. « Dans le rapport de mission en notre possession, il y a un certain nombre de recommandations. Et, dans ces recommandations, il a été établi que ces gens doivent dégager. Nous sommes étonnés qu’aujourd’hui, on nous apprend que ces gens sont encore sur le terrain pour mener, peut-être sans inquiétude, leurs activités », a poursuivi le préfet Bouba Haman.

Aux dernières nouvelles, il semble que ce groupe de hors-la-loi serait constitué des Ouest-africains, qui se feraient passer pour des camerounais. Cette visite s’est achevée par l’échange des présents entre les deux préfets, qui se sont engagés à maintenir (voire renforcer à l’avenir), l’excellence des relations transfrontalières et de bon voisinage que le Gabon et le Cameroun entretiennent depuis des décennies, dans la zone des Trois-frontières.

La Rédaction

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