Cette assemblée générale a été organisée, le samedi 29 novembre 2025 à Bitam, par les filles et fils du chef-lieu du département du Ntem, en présence des représentants autorités civiles, religieuses et sportives de la localité.
L’Union sportive de Bitam (USB) est secouée, depuis quelques années, par des crises internes qui seraient dûes, non seulement à la « prise en otage » du club par ses supposés « vrais-faux propriétaires », mais aussi à la gestion scabreuse de ses ressources financières et humaines.

Pour tenter de sortir de cette descente aux enfers, aux fins de préparer la saison à venir, certains cadres, notables, filles et fils de Bitam, chef-lieu du département du Ntem, ont décidé, le samedi 29 novembre 2025, d’organiser une « assemblée générale stratégique » dans un grand hôtel de la localité dite des Trois-frontières.
En présence des autorités civiles et religieuses de la localité ayant à leur tête, le préfet du département du Ntem, Maurice Obiang Ondo, et le deuxième maire adjoint de la commune de Bitam. Ces assises avaient comme principaux points à l’ordre du jour : examen juridique de l’US Bitam (textes et règlement intérieur) désignation et/ou officialisation par l’AG, des principaux responsables qui sont appelés à gérer au quotidien la destinée du club durant les prochaines saisons.

S’agissant de la situation juridique du club, l’ancien secrétaire général de l’US Bitam, Justin Obiang Ona alias Arko, – qui a représenté le club au 62e Congrès de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), ainsi qu’à l’assemblée générale des présidents des clubs de D1 et D2 avec la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP) – a présenté à l’assistance les conclusions de ces assises.
Selon, « au cours des échanges avec le président de la LINAFP, il a été reconnu que l’un des facteurs bloquant la reprise du championnat national est que beaucoup de clubs ne sont pas en règles administrativement. Et l’État gabonais, qui finance ce championnat, dit qu’il n’est plus question de donner de l’argent aux clubs qui sont complètement apatride(…). Il a été dit que, pour créer une association, il faut d’abord la déclarer auprès du ministère de l’intérieur. A ce niveau, ni à la préfecture de Bitam, ni au gouvernorat, encore moins au ministère de l’intérieur, l’Union sportive de Bitam n’a jamais été déclaré comme association. Ce qui veut dire que notre club existe, mais il n’a pas de papiers », a lancé M. Obiang Ona.

Il n’a pas manqué d’ajouter qu’au niveau des statuts et règlement intérieur, « depuis que l’USB existe, car créée en 1947 et malgré l’assemblée générale générale il y a 25 ans, l’Union sportive de Bitam n’a ni statuts, ni règlement intérieur déposés dans toutes les instances qui gèrent l’administration ou le sport dans notre pays », a poursuivi l’ancien secrétaire général de l’USB.
A en croire Justin Obiang Ona, l’USB et les autres clus « sans-papiers » ont été sommés de rentrer en règle administrativement et juridiquement dans les meilleurs délais (le délai courrait jusqu’au vendredi 28 novembre 2025). Toutefois, à la demande du représentant du club à la réunion avec la LINAFP, l’USB a pu bénéficier d’une dérogation spéciale pour se conformer à ces exigences légales et réglementaires.

Un travail qui a été réalisé en un temps record, grâce à l’implication de certains magistrats, responsables sportifs originaires de la commune de Bitam et du département du Ntem. L’un d’entre eux, Me Ebang Ondo Eyi, par ailleurs haut magistrat à la Cour d’appel d’Oyem, a fait l’économie des nouveaux statuts et règlement intérieur du club cher à tous les Bitamois.
« Les questions qui sont posées et constatations qui sont faites, nous interpellent tous. Parce que nous sommes natifs d’ici, et nous tenons à cœur le progrès, l’évolution, le fonctionnement normal de ce club phare. Qu’est-ce qui nous donnerait le droit de trahir l’idéal de nos pères ? Qu’est-ce qui nous donnerait le droit de condamner nos enfants à ne pas être fiers d’être Bitamois ? Parce que c’est ce club qui fait que, sans le savoir, nous soyons fils dignes et fiers d’être né ici à Bitam », a lancé Me Ebang Ondo Eyi.

Lequel a exhorté les uns et les autres à enterrer la hache de guerre, à mettre fin à des intérêts personnels et des querelles d’égo. « Je ne fais pas dans la langue de bois. Il y a un malaise, et ce n’est pas le temps des malaises. On ne peut pas gérer un malaise au début d’un championnat. On le verra après. L’objectif, c’est s’engager et jouer. On a l’obligation de nous organiser pour avoir une équipe qui peut tenir un championnat national de première division avec les moyens qu’il a, en terme de ressources humaines, techniques et d’engouement populaire », a exhorté le haut magistrat.
Au cours des travaux, les participants à l’assemblée générale ont plébiscité à main levée, Billy Bendo Edo, comme président actif de l’USB pour un mandat de deux ans renouvelables au cours d’une autre assemblée générale ordinaire.

De même, le président de séance, le révérend Fridolin Edou Abagha, a rappelé que « la rencontre d’aujourd’hui avait pour but de donner corps, fort et statuts à cette association sportive (…). Dans les nouveaux textes de l’USB, il y a une réforme qui institut le Conseil d’administration, des dispositions qui parleront de la qualité de membre en fonction des différentes parts, la rétrocession de l’équipe à son propriétaire qui sont le Conseil départemental du Ntem et la mairie, la mise en place d’un comité de facilitation et des dispositions transitoires », a-t-il énuméré.
En définitive, l’assemblée générale a donné quitus au président actif de l’USB, Billy Bendo Edo, à poursuivre l’œuvre entamée au sein du club depuis la fin de la saison dernière.
La Rédaction
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