Tout en reconnaissant avoir contracté des desdits arriérés de dette jusqu’au 10 janvier 2025, le gouvernement, via un communiqué officiel du ministre du Budget et des Comptes publics, Charles M’ba, a rassuré l’institution de Bretton Woods, d’avoir pris toutes les dispositions nécessaires, afin d’apurer cette dette dans les meilleurs délais.

LE 16 décembre 2024, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a tenu un sommet extraordinaire à Yaoundé, au Cameroun.

Une rencontre au cours de laquelle la Banque mondiale (BM) a pris la résolution de suspendre ses décaissements en faveur du Gabon, à cause « des arriérés de dettes établis au 10 janvier 2025, à 17 milliards de FCFA », révèle un communiqué du ministre du Budget et des Comptes publics, Charles M’ba.

Une situation très embarrassante pour le gouvernement de la Transition et le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Tant, c’est la deuxième fois que l’institution de Bretton Woods suspend le Gabon de ses décaissements, après l’épisode juillet 2024 pour presque les mêmes raisons : dette impayée et retard de paiement.

Le ministre des Comptes publics, Charles M’ba, en sa qualité de payeur, et son collègue de l’Economie et des Participations, Mays Mouissi, en tant que contracteur de la dette, sont en premiers chefs mis à l’index par ce « coup de froid » avec l’institution financière. Dans la mesure où plusieurs projets phares et prioritaires du gouvernement de la Transition pourraient connaître un coup d’arrêt, dû au rez de financement.

Même si le gouvernement tente de rassurer ses partenaires et le peuple gabonais. « le gouvernement tient cependant à rassurer l’ensemble de ses partenaires et l’opinion nationale, de sa détermination à continuer à respecter ses engagements librement adoptés (…). Toutes les dispositions nécessaires sont mises en œuvre pour apurer dans les meilleurs délais, les arriérés en question ».

Pour le gouvernement, cette situation de dette impayée résulte de plusieurs facteurs : l’insuffisante mobilisation sur le marché international des ressources prévues par la loi de finances ; la prise en charge volontariste de mesures sociales additionnelles fortes particulièrement attendues de longues dates par les populations ; l’affectation circonstancielle des ressources importantes à des opérations stratégiques pour le pays.

Cependant, le gouvernement tient à rappeler qu’à la fin du mois de novembre 2024, l’État a effectué des paiements pour 1 210 milliards de FCFA au titre de la dette.

La Rédaction

Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez-nous au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.