C’est le thème d’un atelier national qui a été organisé du 15 au 16 mai 2025 à Oyem, par la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et l’ONG WWF, en partenariat avec Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale (CNEE).

DU vendredi 15 au samedi 16 mai 2025 s’est tenu dans une suite hôtelière d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), un atelier national de tri-préliminaire d’une évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) pour la zone Tri-national Dja-Odzala-Minkébé (Tridom).

Ce séminaire était organisé par la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et l’ONG Fonds mondial pour la nature (WWF) , en partenariat avec la Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale (CNEE). En présence des représentants des ministères des Eaux et Forêts, de l’Environnement, de l’Amenagement du territoire, de l’Agriculture, de la société civile, de l’administration publique,etc.

Occasion pour le Coordonnateur national de la Comifac, Auguste Ndouna Ango, de préciser que cet atelier avait comme objectif général de « discuter et s’accorder sur la nécessité et la faisabilité d’une EESS transfrontalière, pour gérer les développements économiques pour la zone de Tridom (…). Et, spécifiquement, l’atelier vise à informer toutes les parties prenantes sur les procédures, les bonnes pratiques, les avantages et désavantages d’une EESS, discuter les rôles et responsabilités de chaque acteur dans l’élaboration d’une EESS, évaluer l’intérêt des parties prenantes gouvernementales, notamment les ministères en charge des mines, de la gestion forestière, de l’aménagement du territoire, et du développement économique, préparer pour l’atelier régional, y compris son planning, son financement et son lieu », a martelé le Coordonnateur national de la Comifac.

Selon Auguste Ndouna Ango, le Tridom est une vaste forêt tropicale transfrontalière, qui couvre trois pays : le Gabon, le Cameroun et le Congo-Brazzaville. Elle représente 10% des forêts tropicales du bassin du Congo.

La forêt tropicale abrite une biodiversité énorme, comme des éléphants de forêts, des gorilles des plaines de l’ouest et des chimpanzés. Sans omettre de nombreux peuples autochtones, et cette zone donne accès à des ressources naturelles.

« Les pays prévoient à moyen terme et à long terme, d’exploiter ces richesses, notamment les gisements de fer de Mbalam-Nabeba, Belinga, par exemple, le bois et y construire à cet effet, des infrastructures connexes telles que les centrales hydroélectriques, le chemin de fer, les routes, les bases vie modernes », a poursuivi M. Ndouna Ango.

Et, le gestionnaire du paysage Tridom du WWF, Bertin Tchikangwa, au nom de la directrice nationale du WWF, Nathalie Nyare Essima, a précisé que leur ONG va s’atteler à la mise en œuvre du partenariat qui a été établi avec la Comifac et la CNEE, non seulement pour soutenir techniquement l’atelier d’Oyem, mais également les autres séminaires qui auront lieu dans les semaines à venir au Cameroun et au Congo-Brazzaville, ainsi que le prochain atelier régional.

Enfin, la CNEE par l’entremise de son secrétaire technique, Stephen Teeuwen, a promis son soutien technique, aux trois pays du Tridom, en matière des études sur l’impact environnemental.

La Rédaction

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