Les chauffeurs de taxis d’Oyem ont observé un arrêt de travail de quelques heures, ce lundi 27 janvier 2025, pour dénoncer la concurrence déloyale que leur impose les détenteurs de clandos. Ils ont suspendu leur mouvement vers 11h45, apris qu’ils ont été reçus par le gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Jules Djéki.

LES chauffeurs du transport en commun, regroupés au sein de l’Association des taximen de la ville d’Oyem, ont observé un mouvement d’humeur ce lundi 27 janvier 2025, perturbant ainsi les mouvements rapides des populations dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, au nord du Gabon.

Cette demi-journée sans taxis a débuté vers 6h30 du matin. Les dizaines de taximen ont décidé unanimement de garer leurs véhicules au niveau de la tribune officielle du Centre-ville d’Oyem, pour manifester leur ras-le-bol face à la concurrence déloyale que leur impose les détenteurs des véhicules à usage de « clandos ».

« Depuis le mois d’octobre 2024, nous avons attiré l’attention aux autorités municipales via un courrier officiel, pour fustiger la recrudescence d’un grand nombre de clandos sur le périmètre urbain de la ville d’Oyem. Nous avons même déposé un préavis de grève auprès des mêmes autorités municipales depuis le 16 janvier de cette année. Sans suite jusqu’à ce jour. Au vu de ce mutisme, nous avons décidé de tout arrêter ce matin », a confié un responsable syndical des taximen d’Oyem.

Les taximen estiment éprouver d’énormes difficultés pour faire la recette journalière qui est de 15 mile francs CFA pour les véhicules à essence, et de 17 mille francs CFA pour des voitures à gasoil. « D’ici le mois de mars, la mairie va lancer les opérations de contrôle de la patente et du renouvellement des numéros de portières. Avec quoi allons-nous payer ses charges ? Nous n’arrivons même pas à faire la recette journalière en partie, à cause des clandos », s’est confié un autre gréviste.

Informé de cet arrêt de travail, le gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Jules Djéki, a convié à une séance de travail à son cabinet, les responsables syndicaux des taximen. A en croire les transporteurs, le représentant du chef de l’État et du gouvernement dans le Septentrion s’est saisi personnellement dudit dossier.

En attendant d’y voir plus clair et surtout de donner suite aux préoccupations des grévistes, le gouverneur a demandé aux taximen de reprendre le travail. Le mouvement d’humeur a immédiatement été suspendu aux environs de 11h45.

Toutefois, les responsables du syndicat des transporteurs ont convié leurs adhérents à une grande assemblée générale d’information à leur QG, le dimanche 2 février 2024, à partir de 10 heures.

La Rédaction

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