C’était à la faveur d’une réunion d’information et de sensibilisation organisée, le 6 février 2026, par le nouveau procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, à l’endroit des transporteurs urbains et suburbains du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem.

DANS son souci, non seulement de réguler la circulation routière mais aussi, de freiner les accidents de circulation dans l’ensemble de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), le nouveau procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, a organisé le 6 février 2026 dans la salle d’audiences de ladite juridiction, une réunion d’information et de sensibilisation avec les différents responsables des associations des transporteurs urbains et suburbains du chef-lieu de la 9e province du Gabon.

« La réunion à porté essentiellement sur la question de sécurité routière. Sur la base de certaines dénonciations et des constats que nous avons faits, il fallait que le Ministère public joue pleinement son rôle. Le constat part du phénomène récurrent des accidents de circulation dont la majorité sont mortels. Il y a également la question relative aux pièces afférentes à la circulation des véhicules. Les renseignements qui nous sont parvenus font état que beaucoup de nos concitoyens, à l’absence des contrôles, se permettent de mettre en circulation des véhicules sans détenir le dossier nécessaire à la circulation desdits véhicules », nous a confié le procureur de la République.

A vu de cette situation alarmante, il a instruit les transporteurs et propriétaires des véhicules de transport en commun, à se conformer aux dispositions réglementaires en mettant à jour leurs moyens roulants. « Nous avons convoqué cette réunion, d’abord pour sensibiliser et faire un rappel à l’ordre des transporteurs routiers, afin que ceux qui se retrouvent dans l’illégalité, puissent régulariser leur situation. Après cette phase de sensibilisation, nous allons leur accorder un délai pour se mettre à jour. Passé ce délai, le Parquet de la République se réserve le droit d’initier les opérations, en vue de réprimer les indélicats de la route », a menacé Raphaël Mangouka.

Lequel et son collaborateur n’ont pas manqué de rappeler à leurs interlocuteurs, les différentes infractions et/ou contravention de la circulation routière, qui ont été érigées par le législateur en délits depuis 2006. Parmi ces délits, il y a entre autres, « le défaut de précaution lors de l’ouverture et la fermeture des portières »; « le stationnement abusif »; « la non présentation des pièces afférentes à la circulation du véhicule (sauf permis de conduire) »; « l’excès de vitesse »; « défaut de feux antibrouillard, feux de marche arrière et feu oriental de couleur rouge »; « défaut d’accessoires de sécurité routière », « non port de la ceinture de sécurité, surcharge »; « conduite en état d’ivresse »; etc.

Tous ces délits ont été rangés par le législateur en trois catégories avec les peines d’emprisonnement encourus par leurs différents auteurs. Pour éviter toute répression, le Parquet de la République a exhorté les uns et les autres à la prise de conscience individuelle et collective car, il y va de la préservation de la vie des être humain. A bon entendeur…

La Rédaction

Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez Jouractu au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.