A l’initiative des épouses des forces des de défense et de sécurité (FDS), une journée fitness, conférence-débat et de marche a été organisée dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, à la faveur de l’édition 2023 d’Octobre Rose.

LES femmes et filles issues des forces de défense et de sécurité (FDS) en service à Oyem – militaires, police nationale, gendarmerie nationale, sécurité pénitentiaire – ont marqué d’une pierre blanche, le samedi 21 octobre dernier, l’édition 2023 d’Octobre Rose, destinée à la lutte contre les cancers féminins. Le thème de cette 11 ème édition est : « Octobre Rose contre le cancer, je m’engage pour une vie saine ».

Cette édition a été organisée par les épouses des forces de défense et sécurité. Le camp de gendarmerie de Mont-Miyele a été l’épicentre des activités y relatives : une séance de fitness et une conférence de sensibilisation sur les cancers du col de l’utérus et du sein chez la femme.

Ces moments du donné et du recevoir ont été animés par une équipe de personnels de santé du Centre hospitalier régional d’Oyem (Chro), – encore appelé hôpital canadien – conduite par le directeur des affaires médicales, Dr. Hortense Nguema Megne. Selon elle, « le cancer du col de l’utérus est évitable, parce qu’il est sexuellement transmissible à travers la papilloma virus humain ».

Pour l’éviter, le médecin a exhorté les femmes à avoir moins de partenaires sexuels, avoir repousser l’âge de ses premiers rapports sexuels (pour des jeunes filles et garçons), éviter les rapports sexuels non-protégés, ainsi que l’alcoolisme, le tabagisme, mauvaise alimentation, pratiquer une activité sportive régulière.

La directrice des affaires médicales et son équipe se sont également apesanties sur le cancer du sein qui, selon elles, est souvent contagieux sous l’effet des prédispositions génétiques, c’est-à-dire d’une mère à sa fille, d’une grand-mère à sa descendance, etc. Sans oublier d’autres facteurs de risques : l’alcoolisme et le tabagisme.

L’équipe médicale a invité toutes les femmes à aller se faire dépister gratuitement à l’hôpital canadien jusqu’au 31 octobre prochain. Dans la mesure où, « le dépistage se fait durant tout le mois d’octobre au Centre hospitalier régional d’Oyem. Il est gratuit et non douloureux. Le cancer lorsqu’il est découvert tôt, on en guérit. Mais, lorsque les signes cliniques apparaissent déjà, il est parfois trop tard », a conseillé Dr. Hortense Nguema Megne.

La vice-présidente de l’association Yessi (épouses des policiers), Tatiana Mamba Mbani a également encouragé ses congénères à aller s’enquérir de leur état de santé muni de leur carte de la CNAMGS (Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale). A la fin des exposés, la centaine des femmes a battu le bitume du camp de gendarmerie jusqu’au complexe scolaire privé l’Elite, sis au quartier Adzabilone.

La responsable des lieux, Solange Eyi Ndong, a également les autres femmes à aller se faire dépister à l’hôpital canadien avant le 31 octobre, qui est la date butoir d’Octobre Rose.

La Rédaction