Ces éducateurs regroupés au sein du « Collectif des enseignants non-décisionnaires du Woleu-Ntem », proviennent des établissements primaires confessionnels. Ils réclament : la liste officielle, les postes budgétaires et les intégrations.

DEPUIS le vendredi 10 janvier 2025, les enseignants dits « bénévoles » regroupés au sein du « Collectif des enseignants non-décisionnaires du Woleu-Ntem » observent un mouvement de grève devant le gouvernorat d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon).
Ces éducateurs sont exploités depuis de nombreuses années par les responsables des établissements confessionnels (catholique, protestant, alliance chrétienne…). A travers ce piquet de grève, ces pères et mères de familles entendent exprimer leur désarroi auprès des hautes autorités du pays, en tête desquelles le président de la Transition, chef de l’État, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema.

Cette trentaine de grévistes (ils sont en réalité plus de 205) réclament : la publication de la liste officielle, les intégrations et les postes budgétaires. Mieux : « le lundi 23 décembre 2024, nous avons été conviés, aux côtés de nos collègues enseignants du secteur public, à la formation de renforcement des capacités, initiees par le ministère de l’Education nationale. Une formation qui doit s’étaler sur 18 mois. Nous n’avions pris part qu’à la première phase de cette formation. Au début de la seconde phase, le ministère de l’Education nationale – via les superviseurs de ladite formation – a pris la décision d’exclure les enseignants issus du secteur confessionnel », a expliqué le Coordonnateur du Collectif des enseignants non-décisionnaires du Woleu-Ntem, Simon Obame-Mezui.
Quelles sont les raisons qui ont poussé le ministère à vous exclure de la seconde phase de la formation ? « Les superviseurs nous ont fait savoir que le ministère n’a pris en charge (financièrement) que la formation des enseignants du secteur public. Ils nous ont prié de nous rapprocher de nos chefs hiérarchiques, c’est-à-dire les directions générales des enseignements catholique, protestant et alliance chrétienne, pour pour la poursuite de notre formation », a poursuivi le porte-parole du collectif.
Face à cette situation, les enseignants « bénévoles » ont entrepris des démarches auprès de leurs différents responsables hiérarchiques pour en savoir davantage. Sans succès.
N’ayant toujours pas d’interlocuteur, « le 23 décembre 2024, nous avons décidé d’initier le dépôt des courriers de préavis de grève, auprès des responsables administratifs de la province, dont le gouverneur, l’évêque du diocèse d’Oyem et le président régional de L’Eglise évangélique du Gabon et le directeur d’académie provinciale du Woleu-Ntem. Seul, ce dernier nous a répondu, en nous disant qu’il ne pouvait trouver aucune solution à son niveau », a regretté Simon Obame-Mezui.

Ne sachant plus à quelle porte frappée, les enseignants « désabusés » ont décidé d’ériger leur piquet de grève devant le bureau gouverneur Jules Djéki, en sa qualité de représentant du chef de l’État et du gouvernement dans la province du Woleu-Ntem. Malheureusement, il se trouvait toujours en mission hors de la province (jusqu’au moment du passage de nos reporters lundi dernier sur le lieu de la grève).
Les grévistes nourrissent tous leur espoir au retour à Oyem du gouverneur. Tant, l’issue de leur entrevue (si elle a lieu) avec le patron de l’administration dans le Septentrion, débouchera sur le retour en classe ou pas de ces enseignants.
La Rédaction
Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez-nous au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.