La présidente de l’Association contre le risque médical au Gabon (Ascorim) est allée sensibiliser, le 27 mai 2025, les responsables et le personnel soignant du Centre hospitalier régional d’Oyem (Chro), sur le bien-fondé d’un meilleur accueil, prise en charge et suivi médical des malades.

EN séjour dernièrement dans la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon), la présidente de l’Association contre le risque médical au Gabon (Ascorim), Aminata Ondo, par ailleurs conseiller au Conseil économique, social et environnemental ( CESE), a échangé longuement, le 27 mai 2025, avec les responsables et responsables des services du Centre hospitalier régional d’Oyem (Chro), encore appelé Hôpital canadien.

« Il était question, non seulement de collecter des informations relatives à la prise en charge, à l’accueil et au comportement des acteurs de la chaîne de la prise en charge dans les structures hospitalières, mais également, sensibiliser des populations sur les droits et obligations du patient », a précisé Aminata Ondo.
Une rencontre qui a donné lieu aux échanges francs et par parfois houleux entre le personnel soignant et leur hôte. Tant, le sujet mis sur la table, a souvent fait beaucoup d’entre et de salive à la seule évocation de « l’accueil et de la prise en charge des malades dans les structures de santé » au Gabon.

« Vous savez que ce volet pose souvent problème. Notre état de santé aujourd’hui est critiqué même par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il faut y mettre doigt pour que les choses s’améliorent. Parce que, c’est le patient, au finish, qui paye le lourd tribut par des décès multiples que nous enregistrons tous les jours », regretté la présidente de l’Ascorim.
Elle n’a pas manqué d’exhorter clairement au personnel soignant, au changement de paradigme à l’ère de la 5e République. Tant, « il y a quelque chose qui me fait plus mal : de voir ces femmes enceintes qui viennent pour donner la vie, mais qui meurent en milieu hospitalier (…). Ça devient récurent. Il y a trop de césariennes qui ne s’expliquent pas. Il y a l’accueil qui pose problème. Il y a également à l’intérieur de ces structures de santé, les dysfonctionnements qui entraînent la mort. Par exemple sur le port du badge, on ne sait pas qui est docteur, qui est infirmier… tout le monde est médecin à l’hôpital », a fustigé vertement Aminata Ondo.

Laquelle a exhorté à une réorganisation efficiente de l’hôpital au Gabon. « Ce qu’on leur demande, c’est de respecter les règles qui gouvernent leur métier. Nous allons allons prendre le bâton de pèlerin pour dire aux gabonais que l’hôpital nous appartient et qu’on va tous s’arranger (…). Ils n’arrivent pas à organiser l’hôpital. Vous avez un Ordre de médecins qui ne fait pas son travail », a poursuivi la responsable de l’Ascorim.
Pour la directrice des Affaires médicales au Chro, Dr. Hortense Nguema Menie, cette rencontre était la bienvenue pour le bien des usagers. « Il est important que nous qui recevons les patients et ceux qui les défendent, travaillions ensemble de part et d’autre. Le client étant roi, – et nous autres étant ici pour offrir les meilleurs soins possibles avec les moyens que nous pouvons disposer, – soyons ensemble pour faire en sorte que l’amélioration continue de la qualité des soins soit faite au niveau de notre structure sanitaire », pense-t-elle.

Des attentes légitimes des malades de la part du personnel soignant. Mais, avec quel plateau technique ? Une réponse que doit répondre les nouvelles autorités sanitaires de la 5e République.
La Rédaction
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