Cette invitation a été lancée par les responsables du Centre hospitalier régional d’Oyem (Chro) et le point-focal provincial d’Octobre rose, à la faveur du lancement officiel de la campagne Octobre rose, le jeudi 16 octobre 2025, par le gouverneur de la province du Septentrion, Jules Djéki.
LE gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Jules Djéki, a lancé officiellement, le jeudi 16 octobre 2025, au Centre hospitalier régional d’Oyem (Chro) – encore appelé Hôpital canadien – la campagne 2025 d’Octobre rose, relative à la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus chez la femme. En présence du directeur général du Chro, Emmanuel Badho Mengome.
La directrice des affaires médicales du Chro, Hortense Nguema Megne, a profité de cette opportunité pour préciser que, « les activités de sensibilisation et de dépistage gratuit se déroulent au Centre hospitalier régional d’Oyem depuis le début du mois d’octobre. Cette activité de dépistage des deux cancers qui sont abordables, c’est-à-dire le cancer du sein et celui du col de l’utérus, est surtout destinée aux femmes de la tranche d’âge de 25 à 65 ans », a-t-elle martelé.

Selon la responsable des affaires médicales, le cancer du col de l’utérus est évitable, par le simple fait qu’il se transmet au cours des rapports sexuels. Le gynécologue Fabien Bibang, par ailleurs point-focal d’Octobre rose dans le Septentrion, a exhorté les femmes et les hommes à aller se faire dépister gratuitement au Chro.
Le thème de cette année 2025 d’Octobre rose est : « Uni par l’Unique« . Pour le point-focal d’Octobre rose dans le Woleu-Ntem, « cela appel à une certaine solidarité, une symbiose dans la lutte contre les cancers. On se rend compte aujourd’hui que le cancer du sein, par exemple, attaque aussi bien la femme que l’homme. Voilà pourquoi les hommes doivent aussi s’impliquer dans la lutte contre ce fléau mortel, pour le chasser hors de notre province ».

Les femmes et les hommes adultes sont invités par le personnel médical, à se rendre massivement à l’hôpital canadien d’Oyem, pour y se faire consulter gratuitement jusqu’au-delà du 31 octobre 2025. « Cette année, nous avons une avancée particulière. La tutelle nous a envoyé du matériel pour que nous puissions détecter les cancers. Cela veut dire qu’on n’envoie plus tous les malades à Libreville. On envoie déjà les pièces en impact, c’est-à-dire les biopsies, pour savoir s’il s’agit d’un cancer ou pas (…). Cet équipement nous permet de poser déjà un diagnostic ici, et la prise en charge se fait toujours à Libreville grâce à notre partenaire la CNAMGS », a précisé le gynécologue Fabien Bibang.

Non sans ajouter que, « il y a eu une avancée particulière – et pour cela, je salue les nouvelles autorités -, car le dépistage des cancers féminins ne se fera plus exclusivement le mois d’octobre. Les femmes peuvent maintenant à l’hôpital pour se faire dépister, par ce qu’il y a une nouvelle notion : le mois de naissance. Ce qui veut dire qu’une femme qui est née dans un mois particulier de l’année, peut aller se faire dépister gratuitement à l’hôpital à n’importe quel mois de l’année », a informé le point-focal d’Octobre rose dans le nord du Gabon.
La Rédaction
Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez Jouractu au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.