C’était à la faveur d’une réunion convoquée le vendredi 12 décembre 2025, par le Procureur général près la Cour d’appel d’Oyem, Juste Ambourouet Ogandaga, en présence du Procureur de la République près le tribunal de première instance du chef-lieu du Septentrion, Périne Ada Obiang.

LA salle d’audiences du tribunal de première instance d’Oyem (nord du Gabon) a servi de cadre, le vendredi 12 décembre 2025, à la rencontre entre le Procureur général (PG) près la Cour d’appel judiciaire d’Oyem, Juste Ambourouet Ogandaga, avec les Officiers de police judiciaire (OPJ) en service dans les cinq départements du Septentrion : Ntem (Bitam), Okano (Mitzic), Haut-Ntem (Minvoul), Haut-Como (Medouneu) et Woleu (Oyem).

Cette réunion entrait dans ans le cadre de la rentrée judiciaire 2025-2026. Elle s’est tenue en présence du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Périne Ada Obiang.

Le procureur général en a profité pour rappeler aux hauts gradés de la Gendarmerie nationale, des Forces de police nationale (FPN) et de la Sécurité pénitentiaire, les cinq caps fixés pour cette nouvelle année judiciaire : la lutte contre les violences en milieu scolaire, la lutte la violence faite aux femmes, la lutte contre la violation du code de la route, la lutte contre la réglementation en matière de l’ouverture des débits de boissons et la lutte contre les stupéfiants.

Juste Ambourouet Ogandaga a exhorté ses interlocuteurs à la tolérance zéro contre tous les commanditaires et auteurs de ces délits et crimes qui ternissent l’image de la société gabonaise en général, et celle du Woleu-Ntem en particulier. « Tant que nous n’allons pas attraper les gros poissons, notre jeunesse va continuer à dépérir devant nous impuissants (…). Donc, personne n’est épargné. La drogue est dans nos villes et villages. C’est l’une des principales causes des vices et de la criminalité dans nos pays », a précisé le procureur général.

Il n’a pas manqué d’ajouter que, « Si on lutte véritablement contre la drogue, on va effectivement préserver la sécurité des biens et des personnes. Et, c’est pourquoi vous verrez que, si vous observez bien le Code pénal gabonais, les peines prévues en matière de drogue, sont graves et plus importantes que le simple vol et les violences physiques. Parce que, tout simplement, dans l’esprit du législateur on a compris que si on lutte véritablement contre la drogue, le reste peut-être gérable », pense le haut magistrat.

Lequel a insisté en invitant les OPJ à mettre un point d’honneur sur cette question de drogue. « Si vous avez des difficultés, venez nous voir. Et ensemble, on pourrait trouver des solutions afin de préserver nos concitoyens, mais également pour nous préserver nous-mêmes », a lancé Juste Ambourouet Ogandaga.

S’agissant précisément des violences en milieu scolaire, « nous voulons, en accord avec les chefs d’établissements, les associations des parents d’élèves, les Affaires sociales, véritablement préserver la sécurité de nos enfants à l’intérieur comme aux abords des établissements scolaires, auprès desquels ces violences sont devenues des lieux de non-droit avec des nombreuses drogues y entrent et qui y sont liquidées… », a déploré le PG.

Pour contrecarrer toutes ces dérives, « nous invitons le Parquet de la République, en accord avec ces établissements, à avoir des séances de sensibilisation avec l’Oclad et les Affaires sociales, pour inviter les enfants à dénoncer quiconque aurait un comportement suspect, contraire à la discipline de l’établissement, afin de mettre hors d’état de nuire toutes ces personnes », a exhorté le haut magistrat.

Le procureure de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Périne Ada Obiang, a renchéri en invitant l’ensemble de la chaîne judiciaire, à une prise de conscience collective dans la lutte contre ces phénomènes des temps modernes cités plus haut. De même, en sa qualité de maître des poursuites, elle n’a pas manqué d’exhorter également les enquêteurs à une meilleure exécution des procédures, aussi bien dans les temps, que dans les délais prévus par la loi.

« Ce serait bien pour cette année judiciaire, que nous fassions tous des efforts. Nous, les magistrats, pour vite traiter les procédures déférées, et vous les unités, de nous les amener à temps« , a invité le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Périne Ada Obiang.

La Rédaction

Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez Jouractu au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.