Le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) a effectué, le vendredi 19 octobre dernier, sa rentrée syndicale 2023-2024, à son siège de la Peyrie, à Libreville.

LES enseignants gabonais membres du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont effectué leur rentrée syndicale 2023-2024, le vendredi 19 octobre dernier à la Peyrie, à Libreville, en présence des délégués provinciaux et du secrétaire général dudit syndicat, Fridolin Mve Messa.

Un évènement qui s’est déroulé quelques semaines seulement après la rentrée effective des classes 2023-2024 et ce, dans un contexte particulier marqué par la prise du pouvoir, le 30 août dernier, par les militaires regroupés au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Le Sena a donc tenu à féliciter le président de la Transition, chef de l’État, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema et tous les membres du CTRI, pour l’acte de bravoure sans effusion de sang, qu’ils ont posé en faveur du peuple gabonais.

« Nous profitons donc de cette tribune, pour exprimer aux autorités de la Transition, nos félicitations et tout notre soutien pour l’acte posé au profit de la population gabonaise en général, et des jeunes en particulier, qui avaient déjà perdu tout espoir d’une vie meilleure, car leur avenir était devenu aussi sombre et incertain », a martelé le SG du Sena.

M. Mve Messa a profité de la circonstance, pour inviter les nouvelles autorités du pays à œuvrer davantage vers une école de qualité et donc l’enseignant serait placé au centre de la manœuvre. Pour y parvenir, le Sena propose aux autorités de la Transition d’augmenter le financement des systèmes d’éducation publique de qualité ; garantir les droits syndicaux et des conditions de travail descentes ; investir dans la formation et le développement professionnel de qualité pour les enseignants ; faire confiance et respecter les enseignants et leur expertise pédagogique ; impliquer les syndicats de l’éducation dans les politiques via le dialogue social.

Pour des années scolaires sans heurts, le Sena n’a pas manqué d’exhorter les nouvelles autorités de la République, à s’attaquer urgemment, entre autres, à la régularisation de toutes les situations administratives et financières (intégration, titularisation, avancement et reclassement après stage) ; paiement de tous les rappels solde ; paiement des vacations après service fait ; accélération du rythme de la construction des infrastructures scolaires de qualité et en quantité suffisante ; formation verticale et horizontale des enseignants ; révision du cadre normatif et juridique du ministère de l’Education nationale.

Par ailleurs, les enseignants du Sena ont exhorté la tutelle à mettre à la disposition des chefs d’établissements, le plus rapidement possible, les budgets de fonctionnement, pour minimiser des manquements et autres couacs en ce début de rentrée scolaire.

La Rédaction