Les membres de ce collectif ont récemment animé un point-presse à la Chambre de commerce de Libreville, pour inviter le président de la Transition, chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que son gouvernement, à prendre en compte l’ensemble de la dette de l’Etat et ses démembrements, au profil de toutes les entreprises créancières.

LES responsables des entreprises créancières de l’État gabonais, regroupés au sein d’un collectif, sont montés au créneau, le 9 décembre 2023 à la Chambre de commerce de Libreville, pour inviter le président du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), chef de l’Etat, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que le gouvernement, à prendre en compte « l’ensemble de la dette de l’Etat et ses démembrements, au profil de toutes les entreprises créancières », a exhorté le porte-parole du collectif, Jean Ntoutoume Ngoua.
Il a rappelé que, en accédant au pouvoir le 30 août 2023, le CTRI s’est donné pour ambition de « mettre un terme définitif aux errements de la gouvernance erratique des pouvoirs antérieurs ». Pour les patrons des entreprises créancières, cela passe, entre autres, par le respect des décisions de justice, y compris quand celles-ci sont prononcées au dépend de l’État et de ses démembrements.

A la presse, le porte-parole a également rappelé que les articles 209, 224 et 225 de la loi organique numéro 1/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation, sont les plus pertinentes. Au terme de ce rappel, une seule évidence s’impose aux yeux du collectif : « Que l’État et ses démembrements règlent prioritairement la dette contentieuse dont notre collectif est porteur de créances car, il faut le rappeler, elle est marquée du sceau de l’autorité de la chose jugée « , a interpellé Jean Ntoutoume Ngoua.
Une situation difficile à supporter et qui, semble-t-il, paralyse ces entreprises jusqu’au point où, « le non apurement de ces créances condamne tout autant la déshérence des centaines de familles gabonaises dont le quotidien est tributaire du bon fonctionnement de telles unités de production », pense le collectif.

Vivement qu’une solution urgente soit trouvée par les nouvelles autorités du pays, pour soulager le quotidien de ces pères et mères de familles.
La Rédaction