Une quatrième édition du Fesca qui connait, depuis le jeudi 21 août 2025, un vif engouement des populations du regroupement d’Awoua et celles arrivées de tout le canton Koum en général. Une édition qui est coordonnée par Jean Mesmer Ella Mozogo Alogo Mbega.

C’EST sous le thème : « Revisiter nos valeurs culturelles », qu’est organisé depuis le jeudi 21 août 2025 à Awoua (Bitam), la quatrième édition du Festival socio-culturel d’Awoua (Fesca).

Un événement qui a été lancé officiellement par un culte œcuménique à la chapelle catholique Saint-Joseph dudit regroupement des villages situé à une trentaine de kilomètres de Bitam (canton Koum), dans le département du Ntem, au nord du Gabon. Cette eucharistie était dirigée par l’abbé, Jean Dimitri Mezui Obame, vicaire de paroisse Saint-Henri 2 d’Assock-Seng.

Occasion pour le coordinateur du Fesca de préciser que cet événement symbolise parfaitement, « la vitalité de la culture et du patrimoine de notre regroupement Awoua et qui, en outre, nous permet de célébrer les formidables liens historiques et fraternels qui existent entre les clans Essatouck et Eba’a, et les différents lignages qui les caractérisent », a indiqué Jean Mesmer Ella Mozogo Alogo Mbega.

Selon les historiens, la relation qui lie les deux clans remonte depuis le XIXe siècle. « A l’époque déjà, il y avait des échanges non négligeables entre notables Essatouck et Eba’a. Bien des années plus tard, les deux clans ont noué des relations ancestrales officielles. Celles-ci ont été à l’origine d’une amitié durable, marquée par un lien indélébile, qui prend aujourd’hui la forme d’engagements fraternels, dans une multitude de domaines culturel et social », a expliqué le coordinateur du Fesca.

Jusqu’à dimanche 24 août 2025, les participants aux activités de cette quatrième édition du Fesca, auront l’occasion de découvrir l’immense et la diversité culturelle que regorgent les peuples frères Essatouck et Eba’a.

« Dit-on souvent que la culture est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié. Nous aurons donc le privilège d’être les spectateurs actifs de cet extraordinaire échange culturel, car nous avons parmi nous d’excellents dépositaires de nos traditions, vont nous apporter des éclairages entièrement nouveaux et indispensables, pour la sauvegarde et la promotion de notre identité culturelle », a lancé M. Ella Mozogo Alogo Mbega.

Mieux, « de façon pratique, chacun de nous devra être capable de présenter son arbre généalogique », a poursuivi le responsable du Fesca. Au cours de cette journée inaugurale, les participants ont pu découvrir, entre autres, mets culinaires du terroir, des objets d’art fabriqués localement,… à travers les différents stands dressés dans la cour de l’école primaire d’Awoua.

Et, dans la salle de conférence dudit village, l’enseignant d’Histoire et Géographie, Louis Ondo Mba, a pu entretenir l’assistance, en première heure, sur la thématique : « Ancestralité Esatuk : origine, migration, implantation actuelle ». En deuxième heure, le notable Marcelin Obiang Engo, s’est appesanti sur « La notion d’Elik (patrimoine) chez les ntumu de Bitam ».

D’autres thématiques, non moins importantes, ont été exposées entre jeudi et vendredi. Sans omettre le cross et la séance fitness, qui se sont déroulés jeudi matin. A cela s’ajoute le concert œcuménique de musique chrétienne, qui a eu lieu le même jeudi soir.
A noter que cette quatrième édition du Fesca prend fin le dimanche 24 août, avec le culte de clôture, la remise des attestations de participation et récompenses, le repas communautaire.
La Rédaction
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