Plusieurs militants du Parti social démocrate (PSD), cher au président Pierre Claver Maganga Moussavou, ont décidé de quitter la barque, pour rejoindre l’Union pour la République (UPR) de Gervais Oniane.

Le Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac) de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga (sud du Gabon) a été l’épicentre de la démission collective de plusieurs militants du Parti social démocrate (PSD) du président Pierre Claver Maganga Moussavou, à la faveur d’une déclaration organisée le samedi 18 novembre 2023.
Parmi ceux qui ont claqué la porte du PSD pour garnir les rangs de l’Union pour la République (UPR) du président Gervais Oniane, il y a des cadres dudit parti, l’ancien candidat aux législatives du 26 août 2023, Max Pioga, ainsi que plusieurs de ses colistiers. Lesquels dénoncent les écarts de comportements du leader de leur ancien formation politique.

« Comment un président de parti peut-il avoir du mépris vis-à-vis de ses cadres qui mettons, pour la plupart d’entre nous, nos moyens en disant clairement le 10 octobre dernier lors d’un point-presse, que nous, les militants du PSD de Tchibanga, ne sommes plus crédibles à ses yeux, et que nous demandons trop », a vertement condamné le porte-parole des démissionnaires, Max Pioga.
A vu de cet écart de langage, ces pères et mères de familles ont décidé, à l’unanimité, de quitter la barque du PSD. « Nous avons décidé unanimement de quitter le PSD, pour poursuivre nos activités politiques avec l’UPR, une formation politique d’avenir en qui nous croyons, et dont les valeurs sont fondées sur la solidarité et le respect mutuel », a indiqué l’ex-candidat aux législatives.

Une démission en cascade qui sonne comme un véritable camouflé pour le chantre de la « provincialisation », Pierre Claver Maganga Moussavou qui, informé de la situation, s’est pressé de réagir dans les réseaux sociaux.
« Il est à noter que le Landerneau politique national est de plus en plus habitué et habité par certains militants qui se muent chaque jour un peu plus en Maître chanteur, parceque ne comprenant pas la ligne politique d’une formation politique. La faute ici, n’est peut-être pas imputable à ces derniers, elle est l’apanage d’un système qui a formaté les cerveaux d’une bonne brochette de Gabonais, qui offre leur service politique à vil prix au premier venu, sans en corner les conséquences qui peuvent en découler, comme c’est le cas de ces démissionnaires Nynois, dont l’absence de conviction est visiblement palpable », pense le président du PSD, Pierre Claver Maganga Moussavou.
La Rédaction