Cette intervention de Roxane Abessolo, secrétaire général du club cher à tous les Oyemois fait suite à la décision du directeur provincial des Sports du Woleu-Ntem, Laurent Obiang Engouhang, d’interdire la tenue de l’assemblée générale de renouvellement du bureau exécutif de l’Union sportive d’Oyem, qui devait se tenir dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, le samedi 11 novembre 2023.

Jouractu. Madame le secrétaire générale. Qu’est-ce qui justifie l’annulation à la dernière minute de l’assemblée générale élective de l’Union sportive d’Oyem qui devait se tenir ce samedi (ndr la conférence de presse s’est tenue le samedi 11 novembre 2023) à Oyem ?
Roxane Abessolo. De ce que nous, bureau exécutif sortant, nous connaissons. Il s’agit du mécontentement de la direction provinciale des Sports et de la ligue de football du Woleu-Ntem, parceque nous n’avons pas pris part aux séances de travail qu’organisaient le comité ah doc. Hier, alors que nous étions de plein pied dans les préparatifs de l’assemblée générale qui devait se tenir ce matin, le président Touré Assecko A reçu un coup de fil du directeur provincial des Sports, qui lui faisait savoir qu’il avait une correspondance à lui transmettre. Lorsque la correspondance en question a été réceptionnée, nous avons été surpris de constater qu’elle portait en objet : l’annulation de l’assemblée générale que nous devions tenir aujourd’hui. Au motif que : « le président Touré n’était pas habilité à organiser cette assemblée générale du fait que son mandat serait arrivé à terme il y a de cela deux ans ».
Jouractu . Quelle appréciation faites-vous, en tant que secrétaire général, de ce courrier de la direction provinciale des Sports ?
Nous sommes déçus. Nous sommes affectés. Parce que, préparer une assemblée générale ne se fait pas en un jour. C’était des journées de travail qui nous ont permis de mobiliser un grand nombre de personnes, pour que tout se passe bien (…). Nous sommes également déçus de voir que la direction provinciale des Sports et la ligue de football s’immiscent dans le processus électoral lancé par le bureau sortant de l’Union sportive d’Oyem.
Jouractu. En cas de crise, comme vous l’avez actuellement, la direction provinciale des Sports qui représente le ministère et la la ligue qui représente la fédération gabonaise de football, n’ont-ils pas le droit d’intervenir pour remédier à la situation ? Que prévoient les textes de l’Union sportive d’Oyem ?
Aucune disposition des statuts de l’Union sportive d’Oyem ne prévoit l’immixtion de la ligue provinciale de football ni de la direction provinciale des Sports en cas de crise au sein de l’USO. Ils sont en train de faire, en toute illégalité, une violation flagrante de la liberté et de l’autonomie même d’une association légalement constituée. Les associations sont libres, elles sont autonomes. C’est à nous, de saisir la ligue et la direction des Sports en cas de crise, pour demander leur expertise. Ce n’est pas à elles, de s’autoproclamer aptes à décider de quoique ce soit concernant l’Union sportive d’Oyem (…). Bien sûr, la direction provinciale des Sports représente le ministère qui finance la Championnat-National. Mais, les statuts qui réglementent le fonctionnement de l’Union sportive d’Oyem ne prévoient aucunement que la personne qui représente la tutelle devrait intervenir en cas de crise au sein d’USO. Elle peut avoir un droit de regard. Elle peut chercher à coordonner, à harmoniser, s’imprégner de la situation, mais, pas à prendre une décision. Nous avons l’impression qu’il s’agit d’un débat de personnes, mais pas d’USO, encore moins de la direction provinciale des Sports.
Jouractu. Le ministère a annoncé le début du Championnat-National pour le mois de décembre prochain. A quand la tenue de l’assemblée générale qui a avorté samedi ? l’Union sportive d’Oyem prendra-t-elle part à ce championnat ?
Je ne peux, à l’heure actuelle, vous donner de date de la tenue de l’assemblée générale. Mais, je puis vous rassurer que nous ferons tout ce qui est en autre pouvoir, pour que USO participe au Championnat-National prochain.
Propos recueillis par la Rédaction