Le président directeur général (PDG) d’Olam Rubber Gabon, Darshan Raiyani, et le personnel gréviste sont tombés d’accord sur le chronogramme des négociations qui débuteront le 4 décembre 2023.

APRÈS près d’un mois grève générale illimitée (lancée depuis le 5 octobre 2023), les personnels de la société Olam Rubber Gabon (ORG) du site de Batouri, à Bitam, chef-lieu du département du Ntem (nord du Gabon), ont décidé au cours d’une réunion tenue le samedi 28 octobre dernier à Bitam avec leur employeur, de reprendre le travail à compter du lundi 30 octobre dernier.

Une reprise effective des activités de production de l’hévéa qui intervient après moult tractations entre la direction générale de l’entreprise et les agents grévistes. C’est l’arrivée du président directeur général (PDG) d’Olam Rubber Gabon, Darshan Raiyani, à Batouri, qui a constitué, à n’en point douter, l’élément déclencheur de cette décision de reprise du travail par les grévistes.

En effet, c’est au cours de la séance de travail du samedi 28 octobre à Bitam, que la situation de blocage a été décantée. L’employeur et les représentants des travailleurs ont convenu de la suspension du mouvement d’humeur et de la mise en place d’un chronogramme des négociations de sortie de crise.

A en croire un partenaire social d’Olam Rubber, les négociations proprement dites devraient débuter le 4 décembre 2023 prochain entre les parties en conflit. Rappelons que les revendications des agents d’Olam Rubber tournent autour du revenu minimum mensuel, mise en place d’une pharmacie de la CNAMGS (Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale), le plan de carrière, le transport scolaire, la cotisation à la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), le paiement des droits des travailleurs décédés, le paiement des diverses primes, les congés des enseignants, le départ de certains responsables de l’administration…

En attendant, le PDG a instruit ses services, non seulement à payer le mois de grève aux agents, mais également à entamer le dialogue social avec les représentants des travailleurs, le plus tôt possible. A noter que ces prémisses de sortie de crise ont été possible grâce, également, à l’implication des autorités administratives de la province du Woleu-Ntem, en tête desquelles le gouverneur du Septentrion, Jules Djéki, le préfet du département du Ntem, Alfred Ogoula et le directeur provincial du Travail, Rufin Moudounga.
La Rédaction