Ces négociations sont dirigées par le gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djéki, le directeur provincial du Travail, Ruffin Moudounga et le préfet du Ntem, Alfred Ogoula. Les agents grévistes ont mis sur la table 13 points de revendications.

DEPUIS le 5 octobre 2023, les personnels de la société Olam Rubber de Batouri, à une trentaine de kilomètres de Bitam, chef-lieu du département du Ntem (nord du Gabon), observent un mouvement de grève générale illimitée.
Depuis près de deux semaines, toutes les activités de production, d’exploitation et de fabrication du caoutchouc sont fortement perturbées par les agents qui revendiquent les meilleures conditions de vie et de travail. Depuis lors, tout y est à l’arrêt.

Pour tenter de sortir de cette crise aux conséquences économiques lourdes, les responsables de l’entreprise ont ouvert des négociations avec les grévistes, qui ont brandi un cahiers contenant 13 points de revendications. Ces négociations sont dirigées par le gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djéki, le directeur provincial du Travail, Ruffin Moudounga et le préfet du département du Ntem, Alfred Ogoula.
Ainsi, toutes les parties en conflit se sont-elles retrouvées, le lundi 16 octobre dernier au gouvernorat d’Oyem, pour tenter d’apprécier les différents points d’achoppement, en vue d’une reprise rapide du travail à Olam Rubber.

Parmi les points de revendications, il y a : le Revenu minimum mensuel, mise en place d’une pharmacie agrée par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), gestion du plan de carrières des agents, transport scolaire, versement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), absence de repos hebdomadaire, payement des droits des travailleurs décédés, respect des congés des enseignants, sécurisation et bon usage des pompes hydrauliques, fourniture de l’électricité en continu pendant les jours fériés et les dimanches, adduction en eau potable dans toutes les maisons, mise en place des panneaux d’affichage spécifique aux partenaires sociaux et payement de toutes les primes.

Au cours de cette première phase des négociations, le gouverneur a rappelé la nécessité pour toutes les parties, de faire des concessions et des propositions concrètes, en vue d’une sortie rapide de la crise. « La négociation , c’est pas avoir 100%, c’est plutôt avoir des avancées. Quand on a 1% plus ce que l’on a, c’est déjà quelque chose de positif », a fait remarquer Jules Djéki.
Pour l’inspecteur du Travail de renchérir que, : « pour ce qui est du site de Batouri, nous avons pu entamer les négociations entre employeur et les travailleurs. Cela s’est fait dans de très bonnes conditions. On a pu aboutir à certaines conclusions. Les points de désaccord seront débattus lors de la direction générale d’Olam, dans le site de Batouri », a indiqué Ruffin Moudounga.

Non sans demander aux grévistes que, « à partir du moment où les négociations ont été ouvertes, ils doivent suspendre leur mouvement d’humeur, tout en poursuivant les négociations avec la hiérarchie d’Olam ». Pour les responsables des agents grévistes, seule la base deva décider de la suspension ou de la poursuite du mouvement de revendication.
La Rédaction