Il s’agit de la Gabonaise Pauline Avomo Ella, âgée de 58 ans et originaire du village Afenane, dans le canton Kyè, à une quinzaine de kilomètres d’Oyem. Elle a reçu la visite, le vendredi 16 octobre 2026, de la Directrice provinciale de l’Action sociale (DPAS) dans le Woleu-Ntem, Thérèse D’Alia Carine Likongo, et de ses collaborateurs, Jean-Baptiste Minlame Ndong, Michel Akome Messebe et Aloïse Biveghe Bengone.

La responsable de la DPAS a tenu à toucher du doigt les conditions de vie de cette quinquagénaire, abandonnée à elle-même dans une cabane construite à l’aide de matériaux de récupération, et enfouie sous des hautes herbes non loin du marché dit « Ndong Sima », sis à Adzabilone (2e arrondissement de la commune d’Oyem). Dans ce lieu lugubre, dame Avomo Ella vit le calvaire au quotidien depuis dix ans.

Il a fallu une vingtaine de minutes de marche (partant du marché d’Adzabilone), pour que la DPAS, Thérèse D’Alia Carine Likongo et ses collaborateurs arrivent au chevet de la native d’Afenane. La délégation de la direction provinciale de l’Action sociale du Septentrion a apporté par devers elle, un matelas, une moustiquaire imprégnée, et des produits de première nécessité (sac de riz, boites de maquereaux et de sardines, du lait, du sucre, les spaghettis, du sel, de l’huile, etc.

Un acte de cœur et de solidarité qui devrait permettre à cette dame (qui n’a pas fait d’enfants), d’avoir encore une lueur d’espoir pour les lendemains meilleurs. « Nous avons été alerté par une personne de bonne volonté, de ce qu’une femme vit dans la misère totale au quartier Adzabilone. Nous avons, ensuite, dépêché nos stagiaires en visite à domicile (VAD), pour s’enquérir de la situation. C’est à la suite de leur rapport que nous avons décidé de venir apporter notre réconfort à cette compatriote qui, visiblement, est abandonnée par ses proches », a martelé la DPAS, Thérèse D’Alia Carine Likongo.

Sans assistance, encore moins de visites régulières des membres de sa famille, cette dame vit au jour le jour grâce à Dieu. Dans sa hutte couverte de vielles tôles et de sachets plastiques. Elle est ouverte de tous les cotés, Pauline Avomo Ella vit le martyr. Depuis quatre ans, elle a perdu l’usage de ses deux jambes (elle se déplace en rampant sur les fesses en s’appuyant sur deux bidons vides de 5 litres), lutte chaque minute contre les intempéries, les moustiques et les dangers de tous genres.

Elle se nourrit des plantes qui poussent autour de sa cabane, et consomme l’eau de pluie. C’est toute en larmes que la quinquagénaire a réceptionné les présents des mains de sa bienfaitrice, avant de lui confier une partie de son histoire.

« Après le décès de notre mère, j’ai été amené ici à Oyem par ma grande sœur, Mengue Mba Ongourou. Malheureusement, elle est aussi décédée quelques années plus tard. Ensuite, il y a eu des problèmes dans la famille. C’est à la suite de ces divisions que mes petites sœurs mon chassé de la famille. J’ai erré dans le quartier Adzabilone pendant des mois, sans trouver un abri. C’est à la suite cela que j’ai décidé de venir m’installer ici, sur ce terrain que j’ai pu acheter du vivant de ma sœur ainée (…). Mais, n’ayant pas de moyens, et surtout de soutien, tout s’est écroulé autour de moi. Et, c’est depuis 2016 que je vis dans cette misère », a résumé succinctement dame Avomo Ella.

Laquelle a profité du passage de la DPAS (qu’elle a infiniment remercié), pour appeler à l’aide auprès des hautes autorités du pays et des bonnes volontés, pour qu’elle sorte enfin de l’enfer dans lequel elle se trouve depuis des lustres.

La Rédaction

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