Les assises du Synode de fin et de renouvellement de mandat ont pris fin, le lundi 10 août 2026 à la paroisse Baraka Mission de Libreville, sur une note de division et d’incompréhension totale. Les deux pasteurs de la Région synodale du Ntem, et candidats à la tête de ladite congrégation, les révérends Jean Daniel Allogo Essimengane et Moïse Ovono Menie, n’ont pas s’accorder lors du dernier conclave. Ils se réclament aujourd’hui, tous les deux, nouveaux Président de l’Eglise évangélique du Gabon.

LES débuts de mandats de la Région synodale du Ntem (Bitam) à la tête de l’Eglise évangélique du Gabon (EEG) se suivent et semblent se rassembler au fil des années.

En effet, après l’élection contestée du révérend Glissant Assoumou Edzang en novembre 2010, les vieux démons ont, semble-t-il, réapparu au sein de cette région synodale (à qui revient le tour), pour mettre à mal le processus de désignation du nouveau Berger devant conduire la destinée de l’EEG durant les quatre prochaines années.

A en croire certains fidèles présents aux assises de la capitale gabonaise, les deux derniers pasteurs en lice (sur six candidats au départ) pour succéder au révérend Louis-Sylvain Allogo-Engo à la tête de cette congrégation, n’ont pas pu s’accorder lors de leur dernière concertation. Il s’agit des pasteurs Jean Daniel Allogo Essimengane et Moïse Ovono Menie.

Chacun d’entre eux tenant à tout prix à accéder aux commandes de cette église. Une situation de blocage du processus électoral, qui a contraint le bureau directeur du synode, à non seulement à proroger la fin du conclave jusqu’au lundi 10 août (le synode était prévu du 3 au 9 août 2026), mais également de procéder par election, afin de départager les deux candidats dans les urnes.

Une proposition qui aurait été rejetée en bloc par le « camp » du pasteur-candidat, Moïse Ovono Menie. Le directoire du synode aurait alors décidé d’appliquer l’article 55 de la Constitution de l’EEG, en désignant le révérend Jean Daniel Allogo Essimengane comme nouveau président de cette église.

Une décision qui a été rejetée, une fois de plus, par les soutiens du pasteur Moïse Ovono Menie, craignant l’immixtion de « certaines mains noires » dans ce processus électoral. Ce groupe de pasteurs et chrétiens ont décidé, à leur tour, de reconnaître le révérend Ovono Menie, comme le nouveau président de l’EEG.

Un bicéphalisme de plus, de trop, à la tête d’une église qui est au bord de l’explosion. Tant, l’EEG est secouée depuis plus années, par divisions internes, des guerres de leadership et d’égo de ses bergers et brebis, de la course effrénée aux biens matériels et à l’argent par certains de ses serviteurs.

Ce nouvel épisode, d’aucuns n’hésitent pas à se demander si Dieu a toujours sa place au sein de cette église ? Rien n’est moins sûr.

En attendant une éventuelle « énième » sortie de crise, les protagonistes et leurs soutiens restent toujours campés sur leurs positions, en se réclamant chacun de son côté : nouveau propriétaire de la tête de l’EEG.

La Rédaction

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