C’était au cours de la première phase d’une campagne de sensibilisation que le président de l’association Dynamique Essap, Lilian Ndong Edzang et son équipe ont mené du 11 au 16 mai 2026, dans les lycées et collèges d’Oyem. En présence de tous les responsables administratifs concernés par cette question : le Directeur d’académie provinciale du Woleu-Ntem, le commissaire de police, le tribunal de première instance d’Oyem, la Direction provinciale de la jeunesse et des sports, les médecins et les psychologues.

CE périple au sein des établissements secondaires du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon) a été lancé par le directoire de l’association « Dynamique Essap », le lundi 11 mai 2026, au Lycée d’État Richard Nguema Bekale (LERNB), en présence de nombreux élèves.

Occasion pour de nombreux intervenants d’édifier les apprenants et leurs encadreurs, sur « les conséquences pénales, cliniques et morale de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire ». Cette campagne pédagogique était organisée sous l’égide du ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, par ailleurs fils de la commune d’Oyem et du département du Woleu.

Le directeur d’académie provinciale (DAP) du Woleu-Ntem, Luc-Constent Megne, a exhorté les responsables des établissements scolaires, les forces de sécurité, les autorités judiciaires et les parents d’élèves, à une mobilisation tous azimuts, pour mettre hors d’état de nuire, les trafiquants et consommateurs des stupéfiants et autres drogues à l’école.

« En ma qualité de premier responsable éducatif au niveau de la province du Woleu-Ntem, mon souci permanent reste focalisé sur l’obtention des résultats scolaires de qualité, en conformité avec les objectifs fixés par les plus hautes autorités de notre pays, en tête desquelles M. le président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, S. Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. A cette occurence, je reste très sensible à toute activité susceptible de nous appuyer et de nous accompagner à l’accomplissement de cette noble et exaltante mission », a relevé le DAP.

Selon lui, « avec le trafic des drogues, nous sommes confrontés à une menace d’ampleur nouvelle (…), parce que la drogue touche de plus en plus de personnes, et notamment, des mineurs et leurs corollaires que sont la délinquance et la haute criminalité. Mais, nous devons toujours garder à l’esprit, que ceux qui sont touchés par la consommation des drogues, ne sont pas les auteurs de ces problèmes, ils en sont les victimes », a indiqué Luc-Constant Megne.

Pour tenter de freiner ce fléau, le proviseur du Lycée d’État Richard Nguema Bekale (LERNB), Jean Salvador Biyang Meye, a exhorté toutes les forces vives concernées par la lutte contre la consommation des stupéfiants et leurs dérivés, à un travail collectif. « La tâche est ardue. Nous devons travailler en symbiose et en cohésion entre nous, pour arrêter ce phénomène« , a lancé le proviseur du LERNB.

Il n’a pas manqué de rappeler que, « quand l’enfant par de la maison de ses parents, nous le recevons à l’école de 7 heures à 17 heures. Il appartient à une famille et à une société. Lorsqu’il sort des cours à 17 heures, il est déversé dans la société. Et, c’est à ce moment, entre la maison et l’école, que tous ses phénomènes se produisent », a expliqué le proviseur Jean-Salvador Biyang Meye.

C’est dans cette optique que le président de l’association Dynamique Essap, Lilian Ndong Edzang, a renchéri en précisant que cette campagne vise à « préserver l’avenir de notre jeunesse« . Dans la mesure où, « la consommation des stupéfiants en milieu scolaire est une réalité préoccupante. Elle fragilise la santé de nos enfants, compromet leur réussite scolaire et menace l’équipe sociale de nos communautés. Derrière chaque cas de dépendance, il y a un rêve brisé, une famille inquiète et un avenir incertain« , a relevé le responsable associatif.

Lequel a exhorté les uns et les autres à agir « en informant, en sensibilisant et surtout, en responsabilisant ». Le procureur adjoint près le tribunal de première instance d’Oyem, Kevin Missounda Lipombo, a menacé d’engager des poursuites judiciaires contre les détenteurs, vendeurs et consommateurs de ces produits prohibés ce, conformément à l’article 208 du Code pénal.

« Je suis là pour vous dire : prenez-en conscience. Parce que, si jamais vous me donnez la possibilité de vous punir, je vais vous punir au maximum dix ans d’emprisonnement. Retenez-le », a prévenu le procureur adjoint.

Le médecin au service des urgences du Centre hospitalier régional d’Oyem, Rose Mengue, la psychologue, Sheronne Atsibouala Beyeme et le directeur provincial de la Jeunesse et des Sports du Woleu-Ntem, Laurent Obiang Engohang, ont, tour à tour, également invité les apprenants à une prise de conscience individuelle et collective, face à ces fléaux qui nuisent gravement à leur santé, et compromettent souvent leur avenir.

Une campagne de sensibilisation qui s’est poursuivie dans les plus grands lycées et collèges du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem : CES Édouard Ekogha Mengue, lycée d’Excellence, lycée catholique Mgr Xavier Ndong d’Angone, lycée évangélique Marie Nkone de Mfoul, lycée technique Bernard Obiang, etc.

La Rédaction

Pour la couverture médiatique de vos événements, contactez Jouractu au : 077912185 – 065208582 – 066361953. Merci.