Ces données très alarmantes ont été communiquées par la coordinatrice provinciale du Programme national de lutte contre le sida (PNLS) dans le Woleu-Ntem, Solange Ella Bengone Ndong, à la faveur de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le lundi 1er décembre 2025.

A l’instar des autres localités du Gabon, la ville d’Oyem a commémoré, le lundi 1er décembre 2025, la 37 ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le sida sous le thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida ».

Les activités de sensibilisation et des dépistages volontaires ont été lancées à la place des fêtes du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem par le gouverneur, Jules Djéki, en présence des autorités civiles et militaires de la localité. Les autres sites de dépistage étaient : Sobraga, Akoakam et Ngouéma.

Le gouverneur en a profité, pour exhorter les Woleu-ntemois à se faire dépister dans les différents centres de santé retenus dans les cinq départements de la province, ainsi qu’au niveau des différents sites choisis par les responsables provinciaux de la santé.

Le directeur régional de santé nord (DRSN), Charlemagne Ebè Nguema, a également saisi de ces instants, pour rappeler que cette journée est organisée chaque 1er décembre, non seulement pour soutenir des personnes vivant avec le VIH/Sida, mais également pour commémorer les victimes de cette pandémie. Pour cette édition 2025, le DRSN a invité les populations à une prise de conscience individuelle et collective face aux dégâts causés par la pandémie du VIH/Sida.

« L’ONU-Sida alerte sur les conséquences d’une baisse brutale des financements internationaux au Programme de lutte contre le sida (…). C’est pourquoi nous devons surmonter les perturbations liées à la crise de l’aide internationale, pour une prise de conscience collective face au VIH/Sida, et le renforcement de la prévention du virus, des IST et des comorbidités, l’intensification de la prise en charge médicale, psychosociale des personnes infectées« , a lancé Charlemagne Ebè Nguema.

Il s’est réjoui tout de même qu’en dépit des obstacles liés à la crise internationale, « le gouvernement que dirige Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, chef de l’État, continue de renforcer la réponse nationale au VIH/Sida par l’approvisionnement des CTA (Centres des traitements ambulatoires) et les comités provinciaux en médicaments. Tout est gratuit en matière de sida », a martelé M. Ebè Nguema.

La coordinatrice provinciale du Programme national de lutte contre le sida (PNLS), Solange Ella Bengone Ndong, n’a pas manqué de présenter la situation alarmante de la pandémie dans le Septentrion. « La réalité de la pandémie du VIH/Sida dans notre pays en général, et dans la province du Woleu-Ntem en particulier, n’est plus à démontrer. Les données statistiques en appellent à une prise de conscience collective. En effet, avec une prévalence de 3,5%, le VIH/Sida dans notre province touche plus de quatre mille personnes. Beaucoup sont suivies médicalement et sont sous antirétroviraux« , a révélé Solange Ella Bengone Ndong.

Selon elle, le Centre de traitement ambulatoire (CTA) d’Oyem avait enregistré en 2024, un total de 275 nouveaux cas, contre 251 en 2025. Une infection qui fait plus de ravages auprès des enfants, des jeunes et des femmes.

« Malgré les efforts consentis par le pays, qui finance à 90-95% la lutte et assure la gratuité des ARV (antirétroviraux) à toute la population, nous voulons pérenniser ces activités, afin de conscientiser davantage la population du Woleu-Ntem, pour qu’ensemble nous levions les obstacles qui empêchent l’accès aux services, en luttant contre la stigmatisation et la discrimination », a lancé Solange Ella Bengone Ndong.

La Rédaction

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