Ils sont sortis de la prison centrale de Libreville, ce samedi 30 août 2025, grâce à une décision d’amnistie générale prise en Conseil des ministres du 12 août dernier, par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

COMME un symbole. Le lieutenant de la Garde républicaine (GR), Kelly Ondo Obiang et ses deux « hommes », Dimitri Nze Minkom et Estimé Manongo Bidima, ont été libérés des geôles de « Sans-famille » (nom de la prison centrale de Libreville), très tôt ce samedi 30 août 2025. Une date qui marque le 2e anniversaire de la « Libération » du Gabon par les militaires un certain 30 août 2023.
Le lieutenant « putschiste » et ses compagnons d’armes doivent cette libération grâce à une décision d’amnistie générale, prise par le président de la République, chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors du Conseil des ministres du mardi 12 août 2025. Il s’agit, en fait, d’une loi d’ordonnance d’amnistie générale, qui annule toutes les poursuites liées aux événements politiques de 2019 et 2023.
A sa sortie de prison, le jeune lieutenant de la GR a remercié tous ceux qui ont œuvré pour sa libération, en tête desquels le numéro un Gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema. « J’aimerais exprimer ma profonde gratitude aux hommes qui ont été les instruments de Dieu, les instruments du peuple, afin qu’émane ce jour de justification, en tête desquels le président de la République, chef de l’État, chef suprême des forces de défense et de sécurité, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema », a martelé à chaud, Kelly Ondo Obiang.
Rappelons que le 7 janvier 2019, le jeune lieutenant de la GR, Kelly Ondo Obiang, annonce sur le plateau de Gabon Télévision, la destitution du président (déchu), Ali Bongo Ondimba. Une opération de prise de pouvoir qui tourne court, puisque le « mutin » et ses hommes sont interpellés quelques minutes plus tard.
Ensuite, le lieutenant Kelly Ondo Obiang et sciés sont d’abord condamnés par le pouvoir « judiciaire aux ordres » de l’époque, à la réclusion criminelle à perpétuité. Une décision de justice qui sera finalement ramené à 15 ans ans de prison pour les accusés.
Il a donc fallu cette décision humanitaire de réconciliation nationale du président de la République, pour que les trois jeunes prisonniers politiques du pouvoir Bongo-PDG recouvrent enfin leur liberté de mouvement, ainsi que leur réintégration dans les rangs de la Garde républicaine.
La Rédaction
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