Une édition 2025 de la fête dédiée aux Papas, qui passe, encore une fois, sous silence sous l’ère de la 5 ème République gabonaise. Pas de discours officiel, pas de manifestation, pas de cadeaux, pas de reconnaissance officielle des plus hautes autorités pour le rôle majeur que joue le père dans la cellule familiale…Tout simplement regrettable !

ENCORE une fois – une fois de trop – , le Gabon célèbre dans l’anonymat et le silence total, ce dimanche 15 juin 2025, la Fête des Pères. Un oubli ou un acte délibéré des autorités de la 5 ème République qui vertement condamné par de nombreux « papas » disséminés à travers le pays.
Tant, le rôle majeur que ces valeureux pères jouent au sein de la cellule familiale, semble être galvaudé et peu valorisé depuis la maison, jusqu’au sommet de l’État. Tant, nul ne comprend au sein de la communauté des « pères », le silence assourdissant entretenu par le nouveau gouvernement via les ministères en charge de la Famille et des Affaires sociales, face à cette fête dédiée aux « fondateurs » et/ou « bâtisseurs » de la famille.
Comme cela est désormais de coutume, les « papas » du Gabon n’auront pas droit cette année à un discours officiel, aux cadeaux et à une quelconque manifestation de réjouissances pouvant leur permettre de s’égayer entre eux. Ils pourront se connecter de simple message envoyé sur sa page par le ministère des Affaires sociales et de l’Inclusion : « A l’occasion de la Fête de Pères, le ministère des Affaires sociales rend hommage à tous les pères gabonais, piliers de familles et acteurs clés de la cohésion sociale… ».
Combien de pères ont-ils été touché par ce message ? Ils ne sont pas nombreux. Ce qui dénote du peu de considération que, même le gouvernement, a pour les pères de notre pays.
« Si c’était la fête des mères, la fête de la femme, la fête de la grand-mère, ont aurait eu droit à un page, à un discours officiel, à un programme touffu des manifestations, à des décorations et à un vacarme assourdissant des tous les canaux de communication (…). Mais, comme il s’agit de nous, il n’y a aucun intérêt manifeste de la part de ceux qui sont censés valoriser la place qu’on occupe au sein de la famille », a déploré un chef de famille visiblement très remonté.
Un « mépris » qui devrait être corrigé par les nouvelles autorités du pays. Dans la mesure où, « Tant que les papas que nous sommes, nous ne n’auront jamais de représentant au sein du gouvernement, nous serons dans les tiroirs des oubliés. Pourquoi le chef de l’État ne nommerait-il pas un ministre chargé de la condition de l’homme avec petit « h », chargé des pères sou des papas par exemple ? », s’est interrogé un autre chef de famille.
Une manière pour lui d’exprimer son amertume de la mise à l’égard volontaire des pères, dans la société et le sommet de l’État. Il n’a pas manqué de se demander si « après la Vierge Marie qui a conçu par la force du Saint-Esprit, avez-vous entendu parler d’une autre femme qui a mise au monde un enfant sans l’apport préalable d’un homme ?. S’il n’y a aucune autre femme, nous méritons alors plus de considération et d’estime au sein de notre société ».
Voilà qui est dit. Autant de coups de gueule qui méritent plus de méditations et de réflexions. Qu’à cela ne tienne : Joyeuse Fête des Pères à tous !
La Rédaction
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