Le ministre des Eaux et Forêts, le général de brigade Maurice Ntossui Allogo, s’est confié à Jouractu au sortir de la « Table ronde » dirigée le 2024 à Bitam, par le Premier ministre, chef du gouvernement de la Transition, Raymond Ndong Sima, à l’endroit des partenaires techniques locaux du Programme de développement intégré de la zone des trois frontières Gabon, Guinée Équatoriale, Cameroun.

Jouractu. Monsieur le ministre. Quels bénéfices pourront-ils tirer les populations du département du Ntem et de la commune de Bitam avec le Programme de développement intégré de la zone des trois frontières qui est en train d’être mis en place conjointement par le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Cameroun ?
Ministre Maurice Ntossui Allogo : « Je pense effectivement que les populations du département du Ntem et de la commune de Bitam vont tirer profit de cet important projet sous-régional. On parle du Programme de développement intégré de la zone des trois frontières. C’est un Programme avec beaucoup d’enjeux économiques. C’est environ 30 millions d’habitants des communes, des départements et des zones rurales qui sont concernés par ce Programme. La zone qui nous concerne, c’est-à-dire la région du Woleu-Ntem, qui est frontalière avec le Cameroun et la Guinée Équatoriale. C’est environ 160 000 habitants qui y seront impactés. Il faut voir les enjeux qui gravitent autour de ce projet.
Jouractu. Lesquels enjeux par exemple ?
– Parmi les projets qu’on va tisser et développer, pour que nous obtenions quelque chose dans ce nouvel ordre qui va être créé, il y aura par exemple l’économie verte. Il y aura la création des emplois qui tournent autour de la transformation du capital naturel, des infrastructures, c’est-à-dire la route. On ne peut rien faire sans la route. A cela s’ajoute l’éducation, la formation professionnelle. C’est des programmes qui sont intégrés et, il faudrait que nous nous retrouvons autour de ces enjeux.
Jouractu. Il s’agit d’un véritable défi à relever pour les trois États. Est-ce votre avis ?
– Effectivement. Le défi à relever ici, est qu’il faut créer. Et, lorsqu’on a créé, il faut qu’on arrive à sortir les dividendes et la valeur ajoutée autour de cette création. Les populations locales ont donc beaucoup à gagner dans ce projet. A condition que nous nous inscrivions dans la production et la transformation des produits agricoles et des services. Dans la zone des trois frontières, particulièrement à Bitam, il faut créer une zone d’investissement, à l’instar de la zone de Nkok, par exemple, qui va regrouper toutes les filières. Cette zone franche va favoriser les échanges de part et d’autre.
Jouractu. Cela nécessite de gros moyens. Le Programme a-t-il un budget assez conséquent pour répondre aux attentes des populations ?
– Il s’agit d’un peut plus de 122 milliards de FCFA qui sont mis en jeu pour développer cette Sous-région africaine en cinq ans (…). Au niveau du département du Ntem, il va falloir que nous entrenions dès maintenant, un dialogue franc avec les populations autochtones et rurales, pour déterminer l’endroit où l’on va mettre en place le Plan départemental d’affection des terres, là où on ira faire l’agriculture, l’élevage. Mais également pour savoir quel type d’agriculture allons-nous choisir, et avec qui ?. C’est cela les enjeux de ce Programme ».
Propos recueillis par la Rédaction
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